jeudi, 01 mai 2008

LE 1er MAI CELEBRE RUE DU PRESSOIR

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 par

Bienvenu Merino

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L’Amicale de Mai, du joli brin de muguet, au rendez-vous, ils sont tous là,  presque au complet ;

 mais pas les Jeanne d’Arc, eux défilent avec Le Pen

Ils sont venus, ceux des années 60, éloignés de leur vielle rue et les autres, chassé de leurs berceaux.

C’est à croire même que les anciens de la commune et les autres de 187O étaient présents, sur leurs vélos d’époque.

C’est cela aussi le carré magique ! L’oignon fait la soupe et l’union fait la force

Ce n’est pas jour d’Ascension ni jour d’Absolution

Pas la Toussaint , simplement le 1er mai 2008

Quel miracle de les voir tous, rue du Pressoir, élégants et beaux,

 portant chapeaux en citrouille ou casquette feuille de salade, à la Bonnot , gilet d’autrefois et jaquette à poche révolver,

robe Marie Antoinette ou tenue d’amante Marquise de Sévigné.

L’un d’eux, Ernest Pilori,  s’est écrié en arrivant dans le virage de la rue des Couronnes

et découvrant sa rue du Pressoir : c’est propre, c’est net, mais ça sent la mort !

Augustin, sur son vélo lui répondit : « Dit, Pilori, ce n’est jour de Toussaint, nous sommes le 1er mai, c’est la lutte finale… »

Et tous se mirent à chanter l’Internationale !

Il y a encore des hommes et des femmes pour qui ces manifestations et  la  grève sont  un scandale,

c'est-à-dire, non seulement une erreur, un désordre ou un délit,

 mais un crime moral, une action intolérable qui trouble à leurs yeux la nature,

c’est là un langage, qui date de la restauration et qui en exprime la mentalité profonde ;

c’est l’époque où la bourgeoisie, au pouvoir depuis encore peu de temps, opère une sorte de crase entre la morale et la nature.

’Vive le 1er Mai’

Et ce soir on chante l’Internationale dans toutes les rues de Ménilmontant.

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Barricade 1871