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  • LES PISCINES

     

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    J'en fréquentais une régulièrement, la piscine Edouard-Pailleron près des Buttes Chaumont, c'est là que j'ai appris à nager. Elle était grande et puis, tout près, il y avait les Buttes pour finir la journée. Une autre, bien plus petite, se trouvait rue Oberkampf au fond d'une cour. Elle était particulière car son bassin formait une équerre. Elle était sombre et pas très propre mais elle avait l'avantage d'être plus près de chez moi. Elle a certainement disparu depuis longtemps. Il y avait la grande piscine de la Buttes-aux-Cailles mais elle était assez loin. L'intérêt d'aller à la piscine était double car cela nous permettait de se doucher par la même occasion et pour le même prix !

    Les douches parlons-en. Il y en avait plusieurs à Belleville. Rue Bisson, la plus proche, une autre en face du métro Couronnes. A coté se tenait une salle de jeux que nous appelions" La Kermesse" où il y avait différentes distractions: billards, ping-pong, baby-foot et puis aussi des tourne-disques dans une grosse boite en bois avec une glace épaisse sur le dessus d'où l'on voyait le 78 tours en mouvement. Deux écouteurs au bout d'un tuyau de caoutchouc sortaient de la boite et permettaient d'écouter la chanson à la mode. Devant était un présentoir où figurait la chanson papier ; ainsi l'on pouvait lire et chanter. Revenons à nos douches, nous y allions le samedi ou le dimanche. La salle d'attente était souvent pleine et il fallait parfois attendre longtemps dans une atmosphère saturée de vapeur d'eau avant de passer à son tour. On emmenait son savon et sa serviette, les plus riches la consignaient  et s'offrait en plus un berlingot de shampooing DOP. Je me souviens de l'écriteau sur la porte à l'intérieur de la cabine, il y était inscrit : "20 minutes déshabillage et habillage compris".  Il ne fallait pas s'endormir et dans certains cas on nous ouvrait la porte et nous finissions de nous habiller au vu de tout le monde. L'endroit était très bruyant, certain chantaient (j'en étais), d'autres sifflaient et le garçon de service les engueulait afin qu'ils se taisent. Robert

     

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  • LES REGARDS DU VINGTIEME/L'EAU A PARIS

     

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    Un des vestiges les plus originaux du réseau ancien d'apprivoisement d'eau de la rive droite de Paris est constitué par les regards, sortes de puits aménagés au-dessus des conduites d'eau, en général à une bifurcation pour faciliter la surveillance et la  réparation du réseau souterrain ou pour établir des robinets de distribution. Ainsi les eaux de Belleville se rassemblaient-elles au regard de la Lanterne (en bordure du square Compans). Outre ce regard, particulièrement spectaculaire, l'aqueduc de Belleville en a conservé deux autres, le regard des Messiers (17, rue des Cascades) et le regard de la Roquette (36-38 rue de la Mare).

    L'aqueduc du Pré-Saint-Gervais comptait treize regards dont quatre subsistent : les regards du Trou-Morin (au Pré-Saint-Gervais, à l'angle de la rue Edouard-Vaillant et de la sente des Cornettes), le regard des Maussins (remonté aujourd'hui boulevard Sérurier), le regard des Bernages (au Pré-Saint-Gervais, rue Alexander-Fleming), le regard central dit Fontaine du Pré-Saint-Gervais (place de la Mairie de cette ville). La source de Savies  à  Belleville avait son propre aqueduc. Il en reste le regard des Petites-Rigoles (47, rue de l'Ermitage), le regard Saint-Martin (42, rue des Cascades).

    Propriétaire des sources de la place des Fêtes actuelle, l'Hôpital Saint-Louis acheminait l'eau par le regard Saint-Louis, dit aussi de la Chambre des Chirugiens, à la hauteur du 169, rue de Belleville, qui a disparu. Bienvenu Merino