dimanche, 17 juillet 2011

ENFANTS JUIFS DEPORTES

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Sur le net, je suis tombé par hasard sur un site (Comité "Ecole de la rue Tlemcen"), une association pour la mémoire des enfants juifs déportés du XXe arrondissement de Paris. Je regarde et je découvre une liste alphabétique des enfants déportés : 28 pour la seule rue Ramponeau !  Des noms me reviennent aussitôt en mémoire et je cherche …

 

Au 16 rue Ramponeau, je trouve deux noms : Jacqueline et Maurice. Elle avait 13 ans, lui 16. Ils venaient souvent à la maison et restaient longtemps avec nous. Quand je pense que ma sœur empruntait à Jacqueline  une veste où était cousue une étoile jaune et  qu'elle sortait se promener dans la rue, ce n'était pas de la bravade mais de l'innocence. Moi j'allais parfois chez eux déguster du pain azyme recouvert d'un peu de confiture. Ils disparurent un jour. On racontait qu'ils étaient repartis dans leur pays d'origine …

 

Je ne vais pas vous raconter la suite, vous la connaissez. Mais j'avais toujours espéré que mes amis : Jacqueline et Maurice avaient échappé au massacre, je m'en trouvais tranquillisé et puis le temps a passé, jusqu'à la lecture de cette liste sur laquelle j'ai lu leurs noms… Il s'est passé quelque chose que j'ai du mal à expliquer. J'ai compris alors que j'avais vécu tout ce temps dans une sorte de confort de mémoire. L'envie de les savoir vivants quelque part me rassurait. Tout à coup, je me retrouvais devant l'affreuse réalité : ils n'y avaient pas échappé. Ainsi qu'Anna 10 ans, du 9 de la rue où il y avait un bijoutier. Et puis bien d'autres dont je ne me rappelle  plus les noms.  J'ai été envahi tout à coup d'une grande et profonde tristesse. Ma jeunesse était blessée. Ils étaient mes camarades de jeux.  Robert Gostanian

 

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SITE COMITE ECOLE DE LA RUE DE TLEMCEN

 

 

 

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dimanche, 26 juin 2011

UN GOSSE DE LA BUTTE (RUE DES CASCADES)/1964

 

 

Le titre original de ce film réalisé par Maurice Delbez est Rue des Cascades et l'on comprend pourquoi. Cette cartographie de Ménilmontant est une splendeur pour celles et ceux qui connurent le quartier au début des années 1960.

Adapté d'un roman de Robert Sabatier (Alain et le nègre, 1953), Un gosse de la butte (Rue des Cascades) fut scénarisé par Jean Cosmos avec une musique d'André Hodeir.

Le film est sorti en salles le 2 décembre 1964.

mardi, 14 juin 2011

ROMEO BOSETTI/UN FILM DE 1908

 

 

Roland-François Lack est le créateur du site The Cine-Tourist, cartographie des points de jonction entre le cinéma et trois villes : Paris, Londres, Genève.

Il nous a adressé ce message au sujet du film de Romeo Bosetti (La course aux potirons, 1908) qui a pour cadre "les ruelles pentues de Ménilmontant". 

"Je fais une petite recherche sur les escaliers entre la rue Vilin et la rue Piat. Si j'ai bien compris, ceux qu'on voit e.g. dans la photo de Ronis datent de c. 1935 et la construction de la ligne 11 du métro. Mais je voudrais savoir si les escaliers que l'on voit dans ce film de 1908 étaient à cet endroit. Ce qui me trouble c'est de savoir alors où était la caméra? Qu'en pensez -vous?"

Il semble que Roland-François Lack soit parvenu à identifier l'emplacement de ces escaliers ainsi qu'en témoigne cet autre message reçu ce matin :

"Je viens de découvrir que l'escalier dans le film de 1908 se trouve rue des Annelets, et non pas rue Vilin".

Si vous passez sur notre site, je vous invite à découvrir le film de Romeo Bosetti et à apporter tous les éclaircissements possibles concernant la géographie de ce remarquable document. Et peut-être avez-vous des souvenirs concernant la rue des Annelets que nous serions heureux de connaître.

 

jeudi, 14 avril 2011

COUR DU 24/CITE DU LABYRINTHE/L'EPREUVE

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J'apprends comme vous ce matin l'incendie qui s'est produit cette nuit dans notre "Cour du 24" (Cité du Labyrinthe).
Notre Ménilmontant et ses habitants une nouvelle fois éprouvés. Lucile

mercredi, 10 novembre 2010

QUE RESTE-T-IL DE LA RUE VILIN ?

 

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RIEN DE RIEN

 

Ni un brin de son architecture, ni une seule planche de ses volets de noyer, ni une clef de serrure forgée par le maître artisan du quartier du Pressoir. Pas même ses cendres ! Où ont-ils abandonné les restes et les souvenirs de la maison du typographe de la bande à Bonnot ?  Où se trouve la tombe, la sépulture de notre illustre rue ?  Restent les photos de dizaines de photographes du tout Paris, venus inhumer  le beau assassiné. Faut-il hurler aux citadins de Paris que c’est notre ville qu’on assassine, que c’est notre patrimoine que l’ont abat lequel appartient à nous autres Parisiens. Nous ne pouvons nous taire, nous ne pouvons fermer notre gueule et nous laisser mettre des muselières. Pour le respect de ceux qui ont lutté  afin de soutenir le patrimoine des Parisiens à qui appartient la ville. Pour l’équilibre et la précieuse beauté de Paris.

 

Déjà, furent crevées les Halles Baltard et le cœur historique de Paris, le quartier de Montparnasse livré au préfet de Paris et aux hommes au pouvoir en ces temps, si peu scrupuleux. Le 13e arrondissement et une partie du 15e juché sur des assises tremblantes,  la Défense, silhouette vulgaire, offerte aux travailleurs, aux bureaucrates, aux baladins croyant que c’est ça le Paris illustre. Sans compter les frappes chirurgicales un peu partout dans notre ville. Regardez un tout petit peu, dans vos promenades ce qu’ils font de la ville, comment ils la maltraitent, comment ils n’ont point de scrupules pour les Parisiens qui méritent plus que ce que leur réservent certaines personnalités au pouvoir depuis des lustres.

 

RAPPEL SUR LA RUE VILIN

 

C’était  une petite rue de Ménilmontant. Une rue classée en 1863, puis déclarée îlot insalubre cent ans plus tard, une rue aujourd’hui entièrement démolie. Une rue où Georges Pérec, l’auteur de La vie mode d’emploi, vécut enfant et dans laquelle il retourna, une fois par an, de 1969 à 1975, pour un livre qu’il écrivait. De cette rue Vilin, il ne reste que les quelques cinq cents photos prises par toutes sortes de photographes et les textes consignés par Pérec dans les années 1970. Le réalisateur reconstitue immeuble par immeuble le puzzle du lieu, réalisant tout à la fois un film sur la rue, un film sur la photographie et un film sur Georges Pérec et l’obsession de la mémoire.

 

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« EN REMONTANT LA RUE VILIN »

 

Un film de Robert Bober, né le 17 novembre 1931 à Berlin. En 1933, il fuit avec ses parents l’Allemagne nazie. Ils se réfugient en France. Il quitte l’école à quinze ans pour devenir successivement tailleur, potier, éducateur. Il sera l’assistant de François Truffaut sur Les 400 coups, Tirez sur le pianiste, Jules et Jim.

Réalisateur depuis 1967, il obtint en 1991 le Grand Prix SCAM pour l’ensemble de son œuvre. Il publie Récits d’Ellis Island en collaboration avec Georges Pérec et Quoi de neuf sur la guerre ? Bienvenu Merino

 

 


 

 

 

lundi, 20 septembre 2010

CONNAISSEZ-VOUS "LA MATERNELLE"/FILM DE HENRI DIAMANT-BERGER ?

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Henri Diamant-Berger

 

C'est Stanislas Trinssoutrop, président de l'AALVP (l'Amicale des Anciens du Lycée Voltaire) qui m'a signalé l'autre soir, au téléphone, l'existence de ce film. Au passage, vous découvrez que je fus élève au lycée Voltaire et cela, soyons précis, dans les années 1970-1973. Stanislas me dit que c'est un film à connaître absolument. Le décor se situe à Ménilmontant. Seulement, le film n'existe pas en DVD, pas même en VHS, c'est donc un document rare. Il est possible de le consulter au Forum des Images. Avis aux parisiens. Avez-vous vu ce film de 1949 adapaté du roman de Léon Frapié, réalisé par Henri Diamant-Berger, avec Pierre Larquey et Marcel Mouloudji, s'il vous plaît ? Si tel est le cas, faites-nous des retours. 

VOIR LE FILM AU FORUM DES IMAGES 

NOTICE WIKI SUR LE FILM

 

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jeudi, 02 septembre 2010

RENTREE DES CLASSES AVEC CHRISTINE BRAVO

 

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De 1979 à 1982, Christine Bravo fut institutrice. On ne disait pas alors professeur des écoles. Le 7 septembre 1984, les caméras de TF1 filment la future animatrice télé à Belleville, dans l'établissement où elle enseigna. Est-ce la timidité du premier jour - Christine Bravo n'est plus certaine de ses effectifs -, la future animatrice est à l'étroit dans ses souliers ? Elle fait la promo de Maîtresse à Belleville, éditions Ramsay, 1984.

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir

 

CHRISTINE BRAVO A BELLEVILLE

dimanche, 15 août 2010

MENILMONTANT/UN FILM DE DIMITRI KIRSANOFF DATANT DE 1925

Le réalisateur Dimitri Kirsanoff est né à Riga en Russie (actuelle Lettonie) en 1899. Sa famille rejoint Paris en 1923. A l'hiver 1924, Dimitri Kirsanoff tourne Ménilmontant dans son décor réel. Outre les qualités cinématographiques de l'oeuvre, ce film muet est un document incomparable sur un quartier de Paris qui nous est cher. Dimitri Kirsanoff est mort à Pantruche en 1957.



Dimitri Kirsanoff - Menilmontant (1925)

 

LIRE L'OEUVRE SINGULIERE DE DIMITRI KIRSANOFF

BENJAMIN FONDANE ET DIMITRI KIRSANOFF

BENJAMIN FONDANE, JOSEPH DELTEIL, DIMITRI KIRSANOFF

AVANT-GARDE : LE CINEMA EXPERIMENTAL (1921-1939), CHRONIQUE DE JEAN-JACQUES BIRGE



mardi, 10 août 2010

RESIDENCE LE PRESSOIR/ UN FILM DE THOMAS LALLIER

Démolition, expropriation, la rue du Pressoir aujourd'hui. Quelques images d'un film explicatif.

 

 




lundi, 26 juillet 2010

SCENE DE COMPTOIR RUE DES ENVIERGES

 

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Le 22 mars 1994 France 2 dressait un bilan anthracite de la situation du café parisien. Les Licences IV se meurent alertait Nicolas Winckler. Pour dire après Robert Giraud, après Jean-Paul Clébert, après François Caradec, après Antoine Blondin (et tant d'autres bien inspirés) les bienfaits du bistro, Midi 2 s'arrête rue des Envierges. Les habitués vantent la thérapie des zincs. Pichtegorne pour tout le monde !

 

Cliquer sur le lien ci-dessous pour voir


LE BISTROT BELLEVILLE

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