lundi, 26 octobre 2009
WEBPROMENADE DANS BELLEVILLE
Je ne suis pas le seul à aimer Belleville (et je m’en doutais) et j’ai découvert il y a déjà un petit bout de temps un petit blog tourné vers « le Belleville d’antan » : Rue du Pressoir. Alors pourquoi la rue du Pressoir, qui est une petite rue de Belleville à la suite de la rue de Tourtille ? L’auteur, Guy Darol, veut témoigner de l’esprit de cette rue, avant sa « défiguration » en 1966. Témoignages, photos anciennes, livres, Guy Darol en profite pour faire découvrir un peu de l’esprit de ce vieux Belleville qui soufflait alors de la rue du Pressoir à la Rue des Pyrénées en passant par la rue Vilin, autre rue emblématique du quartier…
Le rétrospectif et futurible site BELLEVILLE BELLEVILLE signale notre Rue du Pressoir. Il faut y aller voir pour flâner, pour flâner toujours dans les rues d'hier et d'aujourd'hui. Car tout comme La Commune, Belleville n'est pas morte.
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LE SITE DE BELLEVILLE BELLEVILLE
BIENVENUE À Belleville Belleville
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mercredi, 05 août 2009
NOSTALGIE

Le dernier et tout récent billet de Guy Darol m'a incitée à relire tous nos témoignages figurant sur le site.
Notre rue du Pressoir ! Notre quartier ! Uniques et pourtant si divers.
Adolescents des années 60, les vôtres, n'étaient déjà plus les miens. La guerre était passée par là et l'érosion des années s'en était trouvé amplifiée. Savouré le retour à la paix, la diffusion accélérée de l'information, l'entrée en second cycle, nous ouvraient des horizons et entraînaient avec elles des aspirations à un mieux être matériel qui nous paraissait légitime.
Le cataclysme qui vous a frappés ne fut pour moi, sur le moment, qu'une évolution souhaitable des conditions de vie et je ne comprenais pas complètement la nostalgie qui envahissait par avance « les parents ». J'en avais assez des wc à mi-étage, des cuisines où l'on devait aussi faire sa toilette, des logements exigus qui ne permettaient de faire ses devoirs que sur un coin de table et du lit-cage qu'il fallait ouvrir chaque soir. L'adolescence est le plus souvent rebelle (il me paraît d'ailleurs tout à fait sain qu'elle le soit) et la chaleur familiale ne compensait pas le sentiment de frustration qui m'habitait.
Les années qui passent écrèment les souvenirs. Certes si l'on n'oublie pas les mauvais, les bons prennent le dessus et se parent d'une aura que l'on savoure et souhaite partager. Je dirais même qu'ils font partie d'un patrimoine que l'on se sent en devoir de transmettre.
Moi aussi maintenant je déplore ce qui me semble être l'inhumanité des constructions qui ont remplacé nos maisons, le manque de petits commerces générateurs de rencontres, et la froideur de cet urbanisme de béton sans détours et sans surprises. Et pourtant... Qui sait si, imperceptible à nos yeux, une vie de quartier n'existe pas ? Le melting pot n'est plus le même, mais il est là. Les petits africains qui jouent autour des placettes de Belleville avec des petits sépharades tunisiens ou des petits asiatiques, fréquentent les mêmes écoles. Ils se fabriquent leurs souvenirs. Leurs parents ont déjà eu le temps d'engranger les leurs et je ne doute pas qu'ils sont attachés à leur « rue du Pressoir ».
Comme j'aimerais qu'ils se joignent à nous sur le site pour nous faire connaître leurs sentiments ! Lucile
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| Tags : rue du pressoir aujourd'hui, mémoire des rues, mémoires d'un vieux quartier, belleville 2009, ménilmontant 2009 |
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lundi, 22 juin 2009
L'EPISODE D'UNE MARCHE AUTOUR DE PARIS

La voyageuse de la petite ceinture (Gérard Lavalette)
Bien après les exploits, de Jules Ladoumègue, Alain Mimoun et l’explorateur Emile-Louis Victor, j’ai fait, avec Judith, rencontrée le matin même, au milieu des voies du chemin de fer, le tour de Paris par l’ancienne Petite Ceinture. Une autre surprise inopinée se présenta à nous, un lion, piéton de la Savane.
Ce n’est pas rien ces voyages, même s’ils ne nous éloignent pas de notre ville. Mais ça compte dans la vie. Depuis longtemps, c’était un de mes souhaits, faire le tour de Paris par la Petite Ceinture. Déjà, dans les années 1970, mon expérience dans le désert du Sahara m’avait conforté de continuer le voyage : Canada, Alaska, Etats-Unis, en empruntant certains itinéraires de Jack Kerouac, William Burroughs, Frank Zappa et Jack London qui devaient m’emporter dans l’Amérique de mes rêves d’adolescent. Au Mexique, avec SES HOMMES ET SES FEMMES « je pris contact avec la terre rouge, et elle pue comme elle embaume ; elle sent bon comme elle puait », criait Antonin Artaud. « C’est un dimanche matin que le vieux chef indien m’ouvrit la conscience d’un coup de glaive entre la rate et le cœur : " Ayez confiance , me dit-il, n’ayez crainte, je ne vous ferai aucun mal ", et il se recula très vite de trois ou quatre pas, et, après avoir fait décrire à son glaive un cercle dans l’air par le pommeau et en arrière, il se précipita sur moi, en avant, et de toute sa force, comme s’il voulait m’exterminer. Mais c’est à peine si la pointe du glaive me toucha la peau et fit jaillir une toute petite goutte de sang. Je n’en éprouvai aucune douleur mais j’eus en effet l’impression de me réveiller à quelque chose à quoi jusqu’ici j’étais mal né et orienté du mauvais côté, et je me sentis rempli d’une lumière que je n’avais jamais possédée. »
Ces moments privilégiés si fascinants ne vous permettent plus de mettre terme à la route. L’Amérique Centrale, les volcans du Salvador, du Nicaragua, du Costa Rica, Panama, les îles San Blas, et plus au sud, la majestueuse Cordillère des Andes, en aiguilles, et sa population Quechua toujours accueillante, jamais austère, là-haut, villages-nids, rares, se confondant avec les nuages, à plus de 4000 mètres, où seuls, quelques hommes, femmes, enfants, aigles et condors demeurent et tentent de vivre. Puis, revenir heureux de ces rencontres, descendre de la montagne, un peu soulagé d’avoir vu la réalité, comment vivent de vrais groupes de familles humaines. Mais peiné de repartir et de les laisser seul à leur sort. De retour dans la plaine et les Cayons, naviguer, sur les traces de Magellan, avec les derniers Alakalufes, entre pics et lacs, sur les Canaux de Patagonie, au Chili, en Argentine et Terre de Feu. Aller la conscience plus tranquille, soulagée de ne pas avoir, en quelques sortes, oublié ces êtres abandonnés, en perdition peut-être !
Et Paris enfin ! Dans ma ville, y découvrir le laid et le beau confondus. Les expériences faites dans certains pays lointains, royaume des Mayas et des Incas, m’ont appris qu’il fallait pénétrer, non seulement le cœur de la Cité mais aussi ses alentours, observer la ville de l’extérieur, ses murs de soutien, juste là, aux flancs de son ventre, sous ses jambes, pénétrer son nombril, parcourir ses parois creuses, sombres et caverneuses, égouts tortueux du moyen- âge, caresser, du moins des yeux, sa richesse, depuis sa vaste coupole ventrale de pierres jusqu’à la moelle de son ossature, s’aventurer sous le squelettique bassin, campé sur ses solides jambes, mais fragilisé, qui soutient encore le cœur de la Cité, s’approcher des sous-sols de glaise, à petites brasses, des vestiges, de ce qu’était l’église Saint-Etienne, décapitée, et laissée pour morte sous Notre-Dame, surveiller les dessous de la Cathédrale de Paris et ses fondations millénaires souffrantes d’avoir tant portée de lourds fardeaux en changements successifs depuis que notre ville est ville. L’œil capte et nous transmet tous les mouvements de la beauté et de la laideur, et à défaut du bien, le mal nous interpelle et crie : GARE HOMME ! Observer et reconnaître les efforts subits par la ville et voir ressurgir de ses entrailles les restes de Lutèce, sa momie, notre berceau assombri, comme un nouveau-né mort-né, par le travail de construction, de destruction et reconstruction des hommes avec leurs inquiétudes, sachant eux-mêmes qu’ils sont démunis, devant l’immensité de la tâche, mais essayant de sauver les vestiges qui portent la Cité, en préservant pour sa survie tout ce qui la maintient debout. Mais les hommes ne sont pas dupes, ils savent que là il n’y a pas beaucoup de place pour la Nature, faune et flore.

Heureux encore, que la Petite Ceinture, tout autour de Paris, en raison de sa richesse biologique et ses aspects paysagers, historique et géographique, constitue un espace unique. Initialement consacrée au transport de passagers et au fret de marchandise, elle est aujourd’hui un lieu calme, rendu à la nature. Véritable corridor écologique, elle offre des voies d’accès depuis l’extérieur de Paris à de nombreuses espèces qui y trouvent refuge. La Petite Ceinture est une ancienne ligne de chemin de fer à double voie, longue d’environ 32 kilomètres, qui encerclait Paris à l’intérieur des boulevards des maréchaux. Construite de 1852 à 1869, elle garantit le transport de marchandises et de voyageurs au fil de ses 29 stations jusqu’en 1934. A cette date, le trafic voyageur fut remplacé par une ligne de bus du même nom (P.C.) sur les boulevards des Maréchaux. Seul le tronçon allant de Pont Cardinet à porte d’Auteuil fonctionna jusqu’en 1985, avant d’être, en partie raccordé à la ligne C. du R.E.R. Aujourd’hui les voies ferrées de la Petite Ceinture sont désaffectées dans leur majeure partie. Seule, dans le nord de Paris, une partie du réseau est encore raccordée aux gares de l’Est et du Nord et sert occasionnellement au trafic de matériel ferroviaire et de fret. Dans le 12e arrondissement, situé dans le prolongement du square Charles Péguy, 21 rue Rottembourg, ce secteur de l’ancienne ceinture ferroviaire a été emménagé de manière à accueillir un jardin partagé et un sentier nature, long de plusieurs centaines de mètres, permettant d’aborder la diversité biologique de la ville à travers 3 stations consacrées à la prairie, le taillis (ou boisement en formation) et le boisement. Grâce à sa signalétique, le parcours propose de découvrir les plantes et les animaux caractéristiques de ces types de milieux. Un jardin partagé de la Petite Ceinture dans le 12e arrondissement est constitué de deux parcelles mises à la disposition, graine de partage qui compte y développer de nombreuses activités et notamment des actions pédagogiques avec les écoles. Pour accueillir les parcelles de jardin partagé et le sentier nature, d’importants travaux ont été mis en œuvre et la nature sauvage des lieux fortement bouleversée. Des actions de régénérations sont en cours pour rendre aux différents milieux leur visage d’origine. Des graines ramassées sur la Petite Ceinture ont été ressemées et des jeunes plants d’arbres forestiers ont été plantés pour accélérer le retour du boisement. Relayant les espèces réintroduites, les espèces sauvages vont progressivement se réinstaller d’elles-mêmes et permettre aux parcelles de retrouver leur aspect sauvage. Dans le 16e arrondissement, ce site exceptionnel, situé entre la porte d’Auteuil et la porte de la Muette, offre un lieu de découverte d’une richesse rare dans un cadre naturel inattendu en ville. Pour guider les intéressés à la découverte de sa diversité biologique, un parcours long de plus de 1500 mètres, ponctué de 6 étapes nature, présente les lieux à travers ses stations écologiques les plus représentatives.
Mais que deviendront d’ici quelques années ces trente-deux kilomètres verts extraordinaires de ce corridor, véritable temple de la nature. Beaucoup d’entre-nous s’interrogent ; et lorsque vous marchez et gambadez dans ce sillon, ENCORE PLEIN D’ESPOIR, au milieu de beaux papillons dansants, d’abeilles travailleuses, de lapins reproductifs, de cochons roses éclatants en liberté, de poules protégeant ses poussins au plumage d’or, de coqs aimants, à la crête frisée avachie, silencieux d’avoir absorbé les gaz carboniques des voitures et camions, brûlant leur poumon et leur gorge ne faisant entendre que quelques toux timides, des respirations qui montent tout doucement dans le larynx, comme si ces coqs dans l’effort voulaient retrouver leur chant et chanter l’Internationale. Hurler à la mort. Se venger. Venceremos. Certains coqs éduqués ont acquis le langage du CHE, lorsque celui-ci, blessé mortellement en Bolivie, parlait à ses hommes pour aller à l’assaut dans son dernier combat ou, lorsque bien des années avant, alors qu’il était ministre de la république Cubaine, et qu’il se rendit au siège de L’ O.N.U., à New-York, Ernesto Che Guevara fit un discours où tous les représentants du monde se levèrent pour le saluer. Même sa Sainteté n’a été aussi bien respectée ! Ces coqs connaissent les vocalises montantes de Fidel Castro à Santa Clara, lors de la victoire sur Batista. « Le peuple unis jamais ne sera vaincu ». Je sais maintenant que ces coqs, élevés et formés ici, refuseront les finales sportives de toutes les compétitions, qu’ils ne seront plus présent lors des exhibitions au Stade de France devant un ballon rond ou ovale, qu’ils cracheront à la gueule du gardien de la raison, qu’ils siffleront Sarko et Fillon. Oh ! Je sais que, s’ils échappent à la mort, on les conduira à la Conciergerie, là même, où Louis XVI attendit son jour. Où Marie Antoinette quelques mois plus tard fit sa dernière toilette.
« LE POULAILLER DE SARKOZY », pourrait-on lire à LA UNE du quotidien Libération, avec, en coin de première page, la photo du visage rouge de Daniel Cohn-Bendit, riant à gorge déployée, le bras autour du cou du Président, tout en se curant le nez et en le tutoyant, le poussant à coups d’épaules vers le bas du perron, comme pour lui signifier : « Nico t’es foutu, à la prochaine Présidentielle t’es viré, je te fais déguerpir, retourne en Hongrie, Bayrou t’aidera à faire les valoches, dégage ». Et si nous savons qu’il a un dauphin dans son clan, au nom de Jean Sarkozy, son fils cadet, ne vous faites pas d’illusion. Si l’idée est de forger une dynastie pour la république, la république résistera. Il n’y aura pas une dynastie Sarkozy comme il y a eu une dynastie Bush. Karl Marx disait : « L’histoire se répète parfois. La première fois, c’est une tragédie, la seconde fois c’est une farce. »
Puisque je parle des choses courantes de la vie, et non de politique ni de justice, je sais que les serviteurs de l’Etat actuel sont trop respectueux pour envoyer des animaux dans de beaux édifices de la Ville, là d’où partirent pour l’échafaud un roi et une reine. Madame la ministre de la justice devra trancher. Je crains que Madame, après une rapide décision fasse conduire les coqs, en bordure de Seine, quai de la Mégisserie, non pour une promenade, mais pour une mise en cage, avant d’être vendu aux Emirats Arabes, et nous savons déjà que le cours de la Bourse grimpera avec une rapidité affolante. Pareil à New-York, à Wall Street, The Financial District sera en alerte, tous au clavier et au téléphone, ça va bouger, ça bouge, le chant du coq prend de la valeur, le cri du coq alerte, fait tanguer les milieux. Mister Fric. Oh ! Comme aujourd’hui je suis heureux d’être là ! Je me dis que nous avons encore beaucoup de chance de pouvoir humer, sentir, respirer, flairer, jouer, danser, s’aimer ! Et si quelques-uns taguent, c’est parce qu’ il reste encore des murs horriblement laids à embellir, il reste peu de temps pour profiter d’une liberté acquise, il y a peu d’années pour s’exprimer avant que les gardes mobiles s’installent là, dans des casernes circonférencielles, alors que tout au long de ce parcours, encerclant les arrondissements de la capitale, notre cou se tord vers la ville, nos yeux se tournent vers l’intérieur de la Cité et vers l’extérieur, et se clot douloureusement à la vue de certaines horreurs montées en chapiteau de cirque de ciment et verre fragile. En bordure de cette ceinture périphérique, où de tout son long des barres de béton s’alignent honteusement, dominos éparses que des joueurs de l’Etat ont laissé construire sans scrupules, dont rien ne peut cacher que des hommes se sont trompés sur la vraie réalité de la nature. Vaisseaux armés de béton immuables, clapiers fabriqués par des hommes pour les hommes, voies sans voies d’issues ou alors, menant au chaos voulant faire taire les voix de quelques écologistes récalcitrants, qui contestent le matérialisme et le consumérisme des sociétés industrielles et tout ce qui est y est lié. Des hommes et des femmes qui aspiraient à une sorte de fraternité universelle pour laquelle ils espéraient de belles idées techniques dans des sociétés industrielles traditionnelles, ce complexe idéologique. Certains jeunes se sont installés là, sous des tentes et abris de fortune, bâches transparentes ressemblant à des chewing-gums soutenus par quatre bâtons, par refus de l’autorité, d’abord parentale, et tout ce qui en découle : toute domination de l’un et de l’autre, cherchant à vivre libre, cherchant simplement à vivre. Mais que les difficultés quotidiennes font fuir de ces minces ilots de verdure où déjà on les pousse à quitter ce Paradis qu’ils s’étaient construits eux-mêmes, avant que les politiques fassent leur choix. Les sociétés occidentales ne se voient plus clairement dans le miroir du futur ; elles semblent hantées par le chômage, gagnées par l’incertitude, intimidées par le choc des nouvelles technologies, troublées par la mondialisation de l’économie, préoccupées par la dégradation de l’environnement et fortement démoralisées par une corruption galopante. De surcroît, la prolifération des « guerres ethniques » répand sur ses sociétés les relents d’un remords et comme un sentiment de nausée.
Pour finir cette promenade qui a les effets d’un beau voyage de connaissance, rien de tel autour de Paris que d’aller par des chemins creux, entre des voies de chemin de fer presque naturelles dans un paysage qui semble si loin de notre vie habituelle, si loin de la ville aux traverses d’odeurs de miel d’abeilles qui nous transportent si joliment vers l’enfance et les récréations.
Remerciements : Merci à Gérard Lavalette qui accourut à mon appel pour immortaliser cette fin de journée et réussit à faire quelques portraits. Un immense merci à Judith, qui sut si bien s’y prendre pour dompter le fauve et nous sortir des tracas. Bienvenu Merino

Et merci à Patrick Naudier pour le montage du diaporama.
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mercredi, 11 février 2009
PARIS JOUR PAR JOUR/LES FAITS IMPORTANTS DE 1935 A 1945

Belleville Robert Doisneau
A Lucile qui se souvient si bien de l’îlot de la rue du Pressoir
d’avant la guerre et bien après. Bienvenu Merino
1935
20 avril : Première émission officielle de télévision à partir du ministère des P.T.T. rue de Grenelle.
18 mai : Neige exceptionnellement tardive sur la région parisienne.
5 juillet : Pose de la première pierre des musées d’Art moderne de l’avenue de Tokyo.
14 juillet : Manifestation commune de la gauche, naissance du Front populaire.
1er août : Premier transport aérien de poisson : les sardines pêchées le matin à La Baule sont mises en vente à Paris à dix-neuf heures.
17 novembre: Création du service de renseignements téléphoniques S.V.P.
1936
3 mai Victoire du Front populaire aux élections législatives.
26 mai : Début d’une vague exceptionnelle de grèves.
7 juin : Accords salariaux de Matignon.
31 juillet : Record absolu de pluie pour le mois de juillet avec 153 millimètres. Le maximum précédent, en 1829, était de 126 millimètres.
9 septembre : Fondation de la Cinémathèque française par Henri Langlois, Georges Franju et Jean Mitry.
1937
1er mai : Première fête du Travail officielle et chômée.
15 mai : Premier crime dans le métro, entre les stations Porte de Charenton et Porte Dorée.
24 mai : Inauguration de l’Exposition internationale des Arts et des Techniques.
27 août : Inauguration au Trocadéro du musée des Monuments français.
11 septembre : Attentats à la bombe contre les sièges de la Confédération générale du patronat français et de l’union des industries mécaniques, rues de Presbourg et Boissière.
1938
5 février : Inauguration du Stade Pierre de Coubertin.
17 juin : Inauguration du centre de transfusion sanguine de l’hôpital Saint-Antoine
30 septembre : Accueil triomphal pour Edouard Daladier, président du Conseil, de retour de Munich où il a abandonné la Tchécoslovaquie à Hitler.
1939
10 mars : Distribution des premiers masques à gaz à la population civile.
19 mars : Affichage indiquant les emplacements des abris contre les raids aériens.
21 avril : Décret-loi restreignant les attributions du Conseil municipal. Il est complété par le décret-loi du 13 juin.
25 août : Saisie des journaux communistes L’Humanité et Ce Soir pour avoir écrit que le pacte germano-soviétique favorisait la paix.
31 août : Début de l’évacuation des enfants de la capitale.
1er septembre : Mobilisation générale et état de siège. La guerre est déclarée le 3.
1940
29 février : Mise en place de la carte d’alimentation.
3 juin : Bombardement aérien : deux cent cinquante-quatre morts, six cent cinquante-deux blessés.
10 juin : Départ du gouvernement pour Tours puis pour Bordeaux. Paris est déclarée ville ouverte le 13. Les allemands y entrent le 14.
6 septembre : Sur les ondes de la B.B.C. à Londres, la radio de la France libre, sur l’air de la Cucaracha, lance le slogan : « Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, radio-Paris ment, Radio-Paris est allemand. »
18 octobre : Instauration d’un statut spécial pour les juifs par les autorités allemandes d’occupation.
11 novembre : Manifestation des étudiants à l’Arc de triomphe de l’Etoile.
26 décembre : Loi suspendant le Conseil municipal.
1941
14 mai : Arrestation de cinq mille juifs d’origine étrangère.
1er juillet : Carte de rationnement du textile.
20 août : Ouverture du camp de Drancy, centre de transit pour les juifs avant leur déportation.
21 août : Assassinat à la station de métro Barbès d’un officier allemand par Pierre Georges, dit Fabien. Riposte des autorités d’occupation : institution du système des otages.
29 août : Exécution au mont Valérien des premiers résistants, parmi eux Honoré d’Estienne d’Orves.
2 septembre : Serment de fidélité au maréchal Pétain des magistrats parisiens : un seul refuse.
16 septembre : Exécution des dix premiers otages.
16 octobre : Loi d’organisation municipale provisoire.
1942
10 mars : Manifestation antinazie au lycée Buffon : cinq élèves sont arrêtés et fusillés.
7 avril : Obligation de possession d’une carte d’identité à partir de seize ans.
29 mai : Obligation du port de l’étoile jaune de David par les juifs de la zone occupée.
16-17 juillet : Grande rafle des juifs : treize mille personnes arrêtées et enfermées au Vélodrome d’hiver.
1943
15 février : Création d’un Service du travail obligatoire (S.T.O.) de deux ans pour tous les français de vingt trois ans.
27 mai : Première réunion, rue du Four, du Conseil national de la Résistance (C.N.R.) présidé par Jean Moulin.
3 septembre : Bombardement aérien, par les Alliés, quatre cent morts.
1944
21 avril : Bombardement aérien du quartier de la Chapelle, six cent quarante et un morts. Le 26, le maréchal Pétain vient leur rendre hommage. C’est sa première visite dans la capitale depuis 1940.
19 août : Insurrection contre les allemands. La ville est libérée le 25.
27 août : Premier Conseil des ministres à l’hôtel Matignon depuis 1940.
30 octobre : Création d’une assemblée municipale provisoire. Elle ne siège qu’en mars-avril 1945.
18 décembre : Premier numéro du journal Le Monde qui s’est substitué au Temps.
1945
13 avril : Ordonnance de création d’un Conseil municipal élu.
29 avril : Premières élections municipales depuis la guerre. Les femmes votent pour la première fois.
4 juin : Echange des billets de banque jusqu’au 16.
4 juillet : Premier grand prix du théâtre à Paris décerné à Jean Vilar.
4 septembre : Institution de la Sécurité sociale.
Chronologie de Bienvenu Merino
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mardi, 06 janvier 2009
EPIPHANIE
La Befana
Bonjour à tous, c'est aujourd'hui l'Epiphanie, en France et en Italie. Cela s'appelle l'Epiphania, et aussi la "Befana". C'est à la fois le nom de la fête, et le nom de la sorcière de mon enfance, celle dont ma maman me parlait. J''écoutais avec attention, les yeux écarquillés. Cette sorcière, autrefois appelée "Stria", apportait aux enfants sages bonbons et friandises. Les enfants désobéissants recevaient du charbon....Cette tradition fut aussi récupérée par la religion chrétienne. Dans cette version, la sorcière enfilait sur une cordelette, pommes, châtaignes, oranges. Ces fruits étaient groupés par dix, ils représentaient les "Ave Maria" et les autres fruits, le "Padre Nostro". La terminaison du rosaire était représentée par une orange. Quoi qu'il en soit, pour beaucoup d'italiens, et de franco-italiens,la "Befana" est une tradition, un joli conte, plus ou moins édulcoré à travers les âges. Cela marque la fin des festivités. Pour la petite histoire, l'on peut toujours apercevoir dans le ciel nocturne, du 5 au 6 janvier, la "Befana" sur son balai. Mon intention était de vous faire rêver, afin que vous puissiez revêtir, quelques instants, le manteau de votre enfance, et que les "petites filles" et les "petits garçons" qui sommeillent en nous se réveillent. Au revoir, et à bientôt... Nicole Bourg
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lundi, 26 mai 2008
UN PLAN REACTUALISE DE LA RUE DU PRESSOIR
Josette Farigoul a exploré de mémoire, avec l'aide de complices studieux, les moindres recoins de la rue du Pressoir. Le plan de notre rue s'étoffe. Les façades parlent de nouveau. La rue est redevenue vivante. Animée de ses commerces enfouis sous les décombres, elle nous livre les secrets que les démolitions ne sont pas parvenus à taire.
07:02 Publié dans DES PLANS SUR NOTRE COMETE | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
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mardi, 20 mai 2008
PLAN DE LA RUE DU PRESSOIR DANS LES ANNEES 1950/1960
Il y a plusieurs semaines, j'avais demandé à Josette Farigoul (notre fée Josette, bien sûr !) de poser les contours de la rue du Pressoir sur papier. Pourquoi ne pas l'avoir fait moi-même ? Elle y vécut jusqu'en 1967 tandis que je quittai les lieux, âgé de 6 ans, en 1960. Voici donc un plan de notre rue, signalant l'Impasse du Pressoir, l'Impasse Célestin et le Passage Deschamps. Dans l'angle, la minuscule vignette, indique le 23-25, immeuble où nous vécûmes.
Dès lors, on peut facilement imaginer (avec l'aide de celles et ceux qui rendent visite à notre site) une animation de ce plan. Chacun y allant de ses souvenirs, retrouvant des images qu'on croyait oubliées, les rives de la rue du Pressoir pourraient indiquer des boutiques, des immeubles, des portes d'entrée. Ce serait rien chouette. Mais là je rêve trop fort. Quoi que ...
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mercredi, 30 avril 2008
COMMENT SE RENDRE RUE DU PRESSOIR ?
18:16 Publié dans DES PLANS SUR NOTRE COMETE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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