dimanche, 15 février 2009
CONNAISSEZ-VOUS RENE NORMANT ?
France Reynaud nous écrit dans l'espoir d'être renseignée sur ses grands-parents qui vécurent rue du Pressoir. Lisez son message ci-après et n'hésitez pas à laisser des commentaires. Si vous avez connu René Normant, quelle joie ce serait pour sa petite-fille !

René Normant
Bonjour Monsieur,
J'ai récemment découvert votre site et j'y suis particulièrement attachée. En effet, je fais des recherches sur mes grands-parents maternels qui ont vécu dans la rue du Pressoir, après avoir vécu rue de la Chapelle à la fin des années 20. Mon grand-père s'appelait René NORMANT, il est né en 1899 à Paris (18°) et ma grand-mère était Marie-Louise NORMANT née BLANCHETIERE, décédée de la tuberculose dans un sanatorium en 1936. Mon grand-père a vécu au 3 (ou 5) rue du Pressoir pendant la 2nde guerre mondiale et certainement après. Il vécut après la mort de ma grand-mère, rue du Pressoir avec une dame du nom de COANUS (Emma était son son prénom, me semble-t-il). Il est décédé en 1969. Ma mère, Paulette NORMANT y a vécu avec son frère Maurice. Juste en face habitait une tante "Yvonne" qui vivait avec un certain Monsieur Pierre, je crois. Je n'en sais pas beaucoup plus malheureusement.
Je suis à la recherche de toutes personnes qui pourraient les avoir connu pour pouvoir me faire partager quelques souvenirs et en savoir plus sur ce grand-père dont je me sens si proche.
Peut-être pourriez-vous m'aider ou me conseiller dans ma recherche ?
Merci d'avance
Bien cordialement,
France Reynaud. Dunkerque (59)
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| Tags : rené normant, rue du pressoir, paris, 20ème arrondissement, belleville, ménimontant, histoire |
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mardi, 09 décembre 2008
HERCULE DE FOIRE

Dans les années 1960, il était courant d'assister sur les trottoirs de Paris à des démonstrations d'Hercule de foire ou de fakirs allongés sur de redoutables tessons. En avez-vous le souvenir ? Nous serions heureux de lire vos commentaires et témoignages afin de nourrir cette entrée. Les Hercules de foire sont incontestablement les pionniers de l'art dans la rue. Rendons hommage à ce passé qui vit dans notre mémoire mais que l'histoire urbaine semble oublier un peu.
Nous écrire ici
08:05 Publié dans RETROUVAILLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : hercule de foire, rue, paris, culture vivante, belleville, ménilmontant |
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dimanche, 02 novembre 2008
RUE DES MARONITES/UN TEMOIGNAGE
En cueillant des souvenirs du passé, Nicole Bourg a traversé les images de notre Rue du Pressoir. Elle y a laissé un émouvant témoignage.

Je viens de parcourir une partie de votre entretien avec Mr Bienvenu Mérino et je m'aperçois que vous êtes resté assez peu de temps rue du Pressoir. Moi aussi j'étais "protégée", avec une éducation stricte ! Il fallait avoir de bons résultats scolaires. En fait, j'adorais l'école, mais toujours avec cette petite appréhension de ne pas réussir. Je voudrais rendre hommage ici à mes institutrices, Mesdames Buissière, Bertin et Florès. Si elles sont encore de ce monde, elles sont très âgées. Peut-être ont elles des descendants... C'est grâce à elles que j'aimais tant l'école. Moi aussi, je suis une idéaliste et j'ai un profond mépris pour l'injustice. Je veux toujours refaire le monde. C'est peine perdue, me direz vous, mais en ce qui concerne "Notre quartier" j'ai encore beaucoup de souvenirs. Aussi des récits de mes parents sur ce quartier qui a tant souffert. Pendant la guerre, ils étaient très jeunes! Je suis née le 3 Février 1942 à Paris, vingtième arrondissement.
J'habitais au 31, rue des Maronites. Nous avions une concierge. Pour rentrer il fallait sonner puis elle ouvrait depuis sa "Loge". D'abord, il y avait une première grande cour avec des petits ateliers, dont l'un était tenu par une amie de Maman. Elles étaient couturières. Cette amie de Maman s'appelait Giovanna Vespetti. Son nom d'épouse était madame Mignon. C'était comme une tante pour moi. Il y avait aussi ses parents assez âgés. D'autres encore dont nous étions très proches. Les grandes personnes étaient solidaires. Dans la petite cour, il y avait une petite imprimerie avec deux employés. Dans le bâtiment voisin habitaient mes grands-parents. A l'étage en dessous, mon oncle Giuseppe. Dans le bâtiment en face,ma tante Elisa. Au 34,rue des Maronites, le frère de maman vivait dans un petit appartement (plus grand que le nôtre) avec son épouse et ses enfants.C'était une grande famille! Nicole

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vendredi, 04 juillet 2008
LE PIETON BLANC
à Jérôme Mesnager, créateur de ce piéton que je rencontre parfois lors mes promenades salutaires
Depuis de longues années je croise le piéton blanc, silencieux. Que se soit, rue du Temple, sur les hauteurs de la Courtille , rue du Soleil, proche des choses simples de la vie, et aussi près des livres. C’est là que nous nous sommes rencontrés, hier, en librairie. Nous avons, lui et moi, la marche en commun. Je me suis demandé s’il arrivait du Père Lachaise, tout proche. Cependant je ne le pense pas ! Là, à l’oreiller de la rue du Repos demeurent ses collègues, eux, ne se déplacent pas ou très peu.
Je l’ai vu si souvent le piéton blanc que parfois je me dis : « Ce doit être effrayant de savoir que les cimetières de Paris se vident de leur défunts personnages, en période de Toussaint, quand viennent les familles au cimetière avec une jolie fleur à la main».
C’est un marcheur d’avenir, ne croyez pas le contraire ! Et aussi un coureur de fond comme il existe des mineurs de fond. Mais lui ne serait jamais entré dans l’ossuaire des Catacombes, même pour une courte visite. Il se sent mieux à l’air libre, encore que….
La promenade est une activité sans équivalent, un art à part entière, à laquelle seule une élite débarrassée des basses contingences matérielles peut goûter pleinement à condition de posséder une certaine « ingénuité de l’âme » et un bagage culturel approprié. Un art de vivre en somme qui est plutôt de l’ordre esthétique qu’intellectuel. Jeu du corps qui met en branle les mécanismes de l’esprit. Mais cependant, je vous certifie qu’il ne faut pas être intello pour se dire marcheur. J’ai beaucoup vu lors de mes voyages des familles entières marcher dans la pampa Argentine ou tout au long des routes du Brésil, de Puerto Allègre à Fortaleza, de Bahia de tous les Saints à Manaus, tous étaient à la recherche du sauveur, d’une miette de travail ou simplement parce qu’ils n’avaient pas les moyens de payer le transport.
Jean-Jacques Rousseau pratiquait régulièrement la promenade, pour réfléchir et herboriser à loisir. Dans sa jeunesse, il effectua plusieurs longs voyages à pied dont le premier le conduisit à travers les Alpes, depuis Genève jusqu’à Turin.
Arthur Rimbaud fit la traversée en hiver du Saint Gothard, à pied. Voici quelques lignes de ce qu’il écrivit : « …la route, qui n’a guère que six mètres de largeur, est comblée tout du long, à droite, par une chute de neige de près de deux mètres de hauteur, qui, à chaque instant, allonge sur la chaussée une barre haute d’un mètre qu’il faut fendre sous une atroce tourmente de grésil. Voici… plus une ombre dessus, dessous ni autour… plus de route, de précipice, de gorge, ni de ciel : rien que du blanc à songer, à toucher…voici… à fendre plus d’un mètre de haut sur un kilomètre de long. On ne voit plus ses genoux de longtemps… »
Aujourd’hui, l’homme en difficulté, essentiellement urbain, qui vit dans la rue, s’oppose traditionnellement au chemineau, son homologue des routes et des villages qui avait fait de la nature toute entière son royaume.
Marcher pour ne pas mourir ou devenir fou ! Avant de sombrer profondément dans la dépression, le narrateur d'Un homme qui dort, mon ami Georges Perec était un homme qui marchait jusqu’à ce qu’il se retire définitivement dans sa mansarde, parfaitement indifférent au monde.
J’ai rencontré en Alaska des marcheurs rares, des vrais, qui du voyage avait fait un métier et que je retrouvais tout au long des saisons, dans des pays très éloignés les uns des autres. Certains de ces voyageurs rencontrés en Alaska, je les revoyais quelques mois après à Irazú, volcan du Costa Rica, à plus de 3432 mètres d’altitude, puis plus tard au sommet de deux autres volcans, au Nicaragua, le Momotombo et le Momotombito , et bien plus tard, en Terre de Feu, là- bas où fini le sable, au large de Puntas Arénas, Chili, où Augusto Pinochet isola au milieu des glaces, hommes et femmes, afin qu’ils comprennent que la liberté n’était pas leur DROIT, jugeant en son âme et conscience qu’ils méritaient d'être considérés comme des chiens.
Le vrai marcheur, connaît rarement l’ennui, la solitude, la peur, le racisme, il s’intéresse à tout. Tout est réflexion, discipline et labeur et il doit posséder beaucoup de talent, pour que les expériences les plus difficiles lui soient profitables et légères, afin d’entreprendre de façon professionnelle, comme un danseur de tango et de flamenco, sur les pointes des pieds, et rester à la hauteur des plus grandes étoiles du firmament, proche, non seulement des hommes et des femmes, de la jeunesse et des anciens, mais également des bêtes : loups, ours, rapaces, tout ce qui est sources intarissables qui peuvent enrichir son expérience. Il est, pour certains, de ces étoiles ayant fui les écoles, et pour d’autres, passé tous les examens de la conscience se graduant au fil des kilomètres, des chemins et des routes où chaque jour il doit résoudre les problèmes, seul, sans rien demander au monde, au contact d’une nature gigantesque où le voyageur se livre, corps et âme, les yeux grands ouverts, se cultivant ainsi de toutes les choses la vie, et utilisant avec subtilité les combinés appris au contacts quotidiens avec leur environnement sauvage ou au contraire très civilisé.
Dans le monde actuel, moderne, nous avons en France, un exemple, non du marcheur, mais du coureur peu commun, le Président de la République, Nicolas Sarkozy. Lui n’est pas un marcheur, mais un coureur des bois, Bois de Boulogne, il a su se débarrasser de « toute la racaille » du Bois des Amants, afin d'être mieux à l’aise pour réfléchir, tout en courant, et affronter les problèmes des ni putes ni soumises. Comment pénétrer la zone, lui qui n’a jamais vécu la joie ou la tristesse de ces filles. C’est un vrai sprinter, à sa manière d’affronter l’obésité des autres, la précarité, et de se débarrasser de l’empilement haut des dossiers, de la came, du poids de Cécilia, de la légèreté de Carla, des fidélités de sa troupe de ministres girouettes fragiles. Regardez ! Besson, Attali, et tous les autres, régiment de trouillards avançant avec obéissance derrière leur petit Napoléon de Président. C’est un chique-came, qui renverse la vapeur quand il veut, et roule les mécaniques, tel un boxeur, avant d’allonger une droite à un adversaire de gauche. Et flac ! Il a du répondant dans la voix : « Qui a dit ça ? Descend si t’es courageux ! » Et dans le geste, lorsqu’il pince du bout de ses doigts secs, la joue de sa chère Cécilia, le jour où il prend les pouvoirs à L’Elysée, devant des milliards de téléspectateurs de la planète entière. Pincée comme on tourne un interrupteur pour éteindre la lumière. Le visage de son épouse, Albéniz, ce jour-là, avait tout de la bonne espagnole égarée et paumée, servante au Palais du Prado comme si le Caudillo mécontent l’avait réprimandé et humilié, et dont ce Prince de l’Elysée serrait la joue entre ses pinces, devant la Cour et des centaines d’invités. J’ai vu ça, à la TV , l’intronisation vraie et chèros, ne confondez pas, chair et en os, ce qui est de même. Les dernières élections Présidentielles auxquelles l’Etat nous convoquait étaient en effet dominées par l’enchevêtrement contradictoire de deux types de peur. Il y a d’abord la peur que je dirais essentielle, celle qui caractérise la situation subjective de gens qui, dominateurs et privilégiés, sentent que ces privilèges sont relatifs et menacés et que leur domination n’est peut-être que provisoire, déjà branlante. En France, puissance moyenne dont on ne voit pas que l’avenir puisse être glorieux, sauf si elle invente la politique qui soustraira le pays à son insignifiance et en fera une référence émancipatrice planétaire, l’affect négatif est particulièrement violent et misérable. Il se traduit par la peur des étrangers, des ouvriers, du peuple, des jeunes de banlieues, des musulmans, des noirs venus d’Afrique…Cette peur conservatrice et crépusculaire, crée le désir d’avoir un maître qui vous protège, fût-ce en vous opprimant et paupérisant plus encore. Nous connaissons les traits de ce maître aujourd’hui : le coureur Sarko, un flic agité qui fait feu de tout bois, et pour qui, coups médiatiques, financiers, amicaux et magouilles de coulisses sont tout le secret de la politique.
Pour revenir à mes amis fidèles, le piéton blanc, est d’une grande honnêteté et humanité. Son activité est grande ; je l’ai vu à New-York, sur la muraille de Chine et bien plus loin encore, avant que nous traversions ensemble la mer pour aller à loisir au Portugal, vers des sourires et des amours, comme si là était nos métiers.
Cher piéton blanc, si l’idée vous prenait de stationner, rue du Pressoir vous encourez le risque d’un procès-verbal. Ici, tout est réglementé. Certains guettent. Vous êtes prévenu si vous voulez faire de vieux os. Bienvenu Merino
19:40 Publié dans RETROUVAILLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
| Tags : bienvenu merino, jérome mesnager, promenade, flânerie, paris, rue du pressoir, culture |
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mercredi, 04 juin 2008
LA RUE DU PRESSOIR EST TOUJOURS HABITEE
Après avoir consulté le blog de la Rue du Pressoir, le coruscant chanteur André Borbé me fit savoir qu'il avait de très bons amis qui habitaient le coin de nos souvenirs. Il a demandé à Clarika de raconter. Elle nous parle de notre vieille rue avec une sentimentalité qui témoigne que la vie y demeure affable. Les boules de fonte n'ont pas anéanti le coeur palpitant de l'enclave parisienne. On remercie Clarika (chapeau bas !) tout en espérant d'autres évocations. Résidents d'hier et d'aujourd'hui, n'hésitez pas à maintenir le lien. Vos billets seront toujours les bienvenus.
Aujourd'hui, la rue du Pressoir c'est quelques barres d'immeubles qui, au visiteur ahuri ou nostalgique, apparaîtront comme un concentré d'inhumanité, symbole d’une société moderne désincarnée et terrifiante.
Pour celui qui a connu, sans doute, les riches heures des petites rues tortueuses et animées du quartier, j'imagine que le retour à cette réalité bétonnée et peu familière doit sembler une bien piètre fatalité.
Eh bien voilà, j'habite rue du Pressoir, enfin disons que c'est par cette rue que les amis qui viennent nous visiter (moi et ma famille ...) arrivent, car les grilles et clotûres édifiées de toutes parts pour protéger le quidam, empêchent un accès, somme toute logique, par la rue perpendiculaire , la rue des Maronites, par laquelle, moi-même détentrice d’un Pass (quel privilège ...!), je peux naturellement entrer... Bref, vous comprendrez que mon immeuble fait l’angle de ces deux rues (cette ultime précision afin d’être la plus pointue possible sur mon contexte vital !) .
Ainsi donc, c’est après avoir pianoté sur un interphone où des listes de noms interminables défilent, puis, obtenu une réponse de l’hôte consentant, que le visiteur obtient enfin le sésame et le droit de s’ introduire dans la forteresse... antre clos et arboré, appelé la cité par mes filles ("On va jouer à la cité ... ").
J'habite ce genre d' immeuble où il vaut mieux , justement.... habiter (le pire est de lui faire face !).
Eh bien, lorsqu’on a intégré ces quelques désagréables donnes architecturales et logistiques, lorsque l’on vit là, on se dit que ... c'est tout sauf la jungle. Bon, bien sûr, habitant un dernier étage, j'ai la chance de dominer Paris (dois je l' avouer ?) et de pouvoir contempler les toits, le ciel, l'infini, et aussi d’ avoir des pelouses et des arbres en fleurs au-dessous de chez moi.
Certes, je me demande encore comment on peut imaginer un ensemble "architectural" en soi si moche, dans un entourage si typiquement panamien.
Plus qu’une faute de goût, j’en conviens !
Mais voilà, comme bien d’autres, Je vis dans mon quartier, entre la rue des Maronites, la rue Etienne Dolet, du Liban, le boulevard de Belleville, de Ménilmontant... Mes filles sont à l'école du quartier, je traverse quotidiennement la place Maurice Chevallier, le bar à Chichas et sa terrasse ( mmm ! les odeurs de narguilé qui flottent au vent !), la boulangerie où on achète le goûter des petits, le bar La Pétanque où se retrouvent, après avoir déposé leur progéniture, les mères encore en pyjama sous le blouson en cuir, les yeux cernés ... parce que "...pas assez dormi ...!"
Mais un petit noir, ça vous colle la pêche !
Les deux commerces survivants de la rue des Maronites (sans compter le petit bar sympathique qui fait l’angle avec la rue du Liban, et l’association culturelle berbère qui s’occupent des petits après l’école), la pharmacie et la librairie, sont le tissu social du quartier ... Les mamies s’attardent et papotent sans fin derrière le comptoir de la pharmacie. Les mômes courent acheter des bonbons dès la sortie de l'école chez le libraire, un vrai gentleman , gentil et patient, qui sait rester zen en toutes circonstances.
Aux beaux jours, les gosses traînent partout, en vélo, crient.
Si la paranoïa aigüe des propriétaires des "Résidences" a fait s'ériger d'affreuses grilles qui quadrillent, sectorisent, enferment (pour protéger quoi on se le demande...), il reste heureusement des bonnes âmes pour ouvrir aux gosses qui veulent rentrer ou laisser passer les "gens", ceux qui n' habitent pas là, et qui effraient des "résidents" craintifs (et pathétiques parfois).
Voilà, la poésie n’est pas toujours où on l’attend, et, certes, ne faisons pas d’angélisme mais , oui... la vie palpite aussi sous la grisaille du bitume. Clarika
Clarika/T'es beau comme garçon
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dimanche, 30 mars 2008
JOSETTE FARIGOUL
07:00 Publié dans RETROUVAILLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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vendredi, 28 mars 2008
BIENVENU MERINO
Cher Guy Darol,
C’est avec plaisir que j’ai lu tes belles pages sur la rue du Pressoir, et j’ai été très touché de contempler les photos de cette époque, des numéros : 23-25 de la rue où tu habitais avec tes parents. C’est un quartier où j’aime aller très souvent. Je ne me fatigue pas d’arpenter ce vingtième arrondissement, ce vieux Paris, que j’habite depuis mes dix-huit ans. Mais ce quartier de Ménilmontant m’est particulièrement cher. Alors, depuis quelques jours, après avoir lu tes articles et la très jolie lettre d’une admiratrice qui fait réponse à tes textes, avec cette passion qui caractérise les amoureux de ces lieux qui disparaissent et auxquels nous nous accrochons, comme un enfant ne voulant lâcher prise de la jupe de sa maman, et je comprends ce lien si fort de l’enfant s’accrochant de peur de perdre ce qui est, à ses yeux le plus cher ; et elle a vraiment raison. Ménilmontant est connu du monde entier. Lors de mes voyages aux Etats-Unis et même en Alaska ou en Amérique du sud, je rencontrais bien souvent des admiratifs de ce Paris chantonnant. Et nombreux, me chantaient les vieilles rengaines de ces villages d’autrefois, dont on a mal à croire maintenant que c’était éloigné de ce qu’est notre capitale aujourd’hui. Alors, cet après-midi, j’ai eu un désir foudroyant d’aller voir, et j’y suis allé, là où tu habitais. J’ai marché depuis le métro Boulets Montreuil, où je réside, j’ai traversé le boulevard Voltaire, monté la rue Alexandre Dumas, pris l’avenue Philipe Auguste, longé( j’allais dire, langé) le Père-Lachaise, et très vite, vraiment très vite, suis arrivé rue de Ménilmontant, tout au début, près de la bouche de métro. Déjà, enfant je voulais toujours découvrir ou redécouvrir ces lieux qui ont habité et abrité les souvenirs de mon enfance. A 14 heures, aujourd’hui , il faisait beau sur Paris, très beau sur Ménilmontant ; pas trop de soleil, juste des rayons jaunes brillants sur un gris uniforme de belle qualité, troué parfois par des bleus et des blancs et même du rouge, comme s’ils avaient été peint par Van Gogh, et qui nous font lever la tête pour regarder les orangers du ciel et plonger nos yeux vers ces pavés où jadis les vignes enrichissaient les beaux coteaux. Il n’y avait pas de bruit de tonnerre, c’est plutôt rare par ici, pas d’orage non plus comme si le vent des ailes des derniers oiseaux avait chassé les nuages. Etonnant non, à Paname ? Il y a des jours, on ne voit que la beauté, que des lunes proches ou des soleils qui nous éloignent de l’aliénation et de l’emprisonnement. Oh que c’est bien de marcher ainsi, seul, la tête claire et girouette, le regard attentif à tout ce qui se passe, à ce qui nous entoure. On y voit ainsi toujours les pêchers et les cerisiers en fleurs près desquels flirtent les filles donnant de vrais baisers aux garçons amoureux allant se cacher aux porches des églises, devant le front gris ruisselant des charbonniers aux yeux d’africains portant sur leur dos des sacs de boulets d’ anthracite noirs pour faire rougir les poêles dans des maisons de village alignés en montant cette rue de Ménilmontant, nom provenant d’un ancien chemin conduisant à un hameau formé autour d’un « ménil » ou villa, dit dans une charte de 1224 Mesniolum mali temporis (mesnil du mauvais temps) et dans une autre, de 1231, Mesnilium mautenz, appellation transformée vers le XVIe siècle en Mesnil montant. Elle s’appela aussi, de 1672 à 1869, la chaussée et aussi l’avenue de Ménilmontant. C’était une belle route bien droite plantée de deux rangées d’arbres vers 1748, fréquent but de promenade des Parisiens car elle conduisait au plateau de Ménilmontant, qui atteint, aux environs de la rue Pelleport, une altitude voisine de 117 mètres.
Je pourrais longtemps parler de ton quartier, du 20e qui est aussi le quartier de la belle dame qui t’a répondu si joliment sur ton blog. Mais je continue encore un tout petit peu le chemin qu’il me reste pour aller devant l’entrée de ta maison, de votre appartement . J’y suis arrivé par la rue Julien Lacroix, (section comprise entre les rues de Ménilmontant et des Couronnes)qui est, dans cette section, une partie de l’ancien chemin des Couronnes, indiqué en 1730. No 8 . Emplacement du bal de l’Elysée-Ménilmontant disparu lors du percement, en 1897, de la rue qui porte son nom. Numéro 17, La rue des Maronites, ex-rue de Constantine jusqu’en 1867. Et puis…tout de suite, là, à droite, juste à l’angle rond de la rue des Maronites, une bouche obscène prête à m’avaler m’ouvrit la rue du Pressoir. Tout à coup une lame frôlait ma nuque et mit fin à tout mes rêves d’hier . Alors…. cher Guy, chère lectrice à la belle lettre très émouvante qui vous a fait pleurer et m'a ému moi aussi. Quelle émotion d'entrer dans ce qui était la rue du Pressoir. Là, les anges m’ont abandonné. Ils ont été effrayés ; m’ont laissé seul, tout seul au milieu du béton… J’ai continué ma marche lentement, devinant, au virage, les numéros 23-25 de votre rue, le trottoir en arrondi, la porte, la fenêtre, l’escalier bien ciré qui grimpe, le garage, vous, deux enfants de la balle, l’épicier, la marelle : la terre et le monde, bien dessinée à la craie par Guy et vous, mademoiselle, neuf ans, les jeunes camarades ; le garage, l’eau qui coule dans le caniveau, les paquebots en papier… Mais… il n’y a plus rien de tout ça, de tout cela, de votre enfance. j’ai continué à marcher après le virage à gauche, puis tout de suite à droite, et je n’ai plus voulu me retourner pour voir où vous habitiez. J'ai deviné, je crois. Oui, c’était bien là ! Bienvenu Merino
07:53 Publié dans RETROUVAILLES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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