dimanche, 20 septembre 2009

PASSAGE DESCHAMPS

 

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Une perpendiculaire de la rue du Pressoir : le Passage Deschamps

 

 

samedi, 09 mai 2009

LA RUE DU PRESSOIR VUE PAR GERARD LAVALETTE

 

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Photo Gérard Lavalette

Parfois, mes pas me rapprochent de la rue du Pressoir qui vous est si chère. J'aime encore flâner dans les quartiers populaires que sont Belleville et  Ménilmontant et, qui malgré les promoteurs qui défigurent les endroits où ils ne vivront jamais, ont su préserver une identité propre à cette partie du  vingtième.
Ce dimanche de mai je franchissais la frontière qui sépare nos deux arrondissements par le boulevard de Belleville pour m'engager dans la rue des  Maronites. Instinctivement, j'évite toujours la rue des Couronnes dont l'urbanisation outrancière est insupportable aux objectifs de mes appareils photographiques. En coupant par la rue du Liban, j'arrive directement sur le parvis de l'église Notre Dame de la Croix que je suis venu photographier depuis la place Maurice Chevalier. La ritournelle de l'orgue de barbarie qui m'est si familière arrive jusqu'à moi portée par les vents froids de ce mois de mai si capricieux. Sur la place de Ménilmontant on donne un petit bal. Les tourneurs sont accompagnés d'un accordéoniste et les flonflons plus joyeux du piano à bretelles invitent les danseurs à quelques valses et javas endiablées. Je retrouve le Belleville si bien raconté par Clément Lépidis et photographié par Henri Guérard et Willy Ronis. Le Belleville que j'aime avec ses mecs sapés comme des arsouilles, ses anars et ses gamins qui espérons le, prendront la relève pour tourner la manivelle ou pour chanter "les gars de Ménilmontant".
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Photos Gérard Lavalette
 

 

dimanche, 19 avril 2009

MAURICE THOREZ AU CAFE

 

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Lucile nous propose cette réunion d'ouvriers communistes dans un café du 20ème arrondissement, dans les années 1930. Où l'on reconnaît Maurice Thorez, 5ème à gauche.

Chaque dimanche, nous publions sur le site de la Rue du Pressoir une image de notre quartier. Seulement, nous ne disposons que d'un très faible stock. Nos albums personnels sont limités. Aussi faisons-nous appel à vos archives. Si vous possédez une photographie que vous souhaiteriez mettre en ligne, avec les mentions et légendes que vous jugerez nécessaires, faites-nous plaisir. Elles feront le bonheur des visiteurs toujours plus nombreux qui viennent flâner parmi nos pages.
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mercredi, 10 décembre 2008

HERCULE DE FOIRE/GERARD LAVALETTE

 

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Je dois mon héritage de badaud en grande partie à mon père. Curieux et amateur des petites scènes de la vie parisienne, il appréciait particulièrement les camelots. Il se faisait refourguer toutes sortes d’ustensiles qui entre leurs mains habiles découpaient les patates en fleurs et qui arrivés dans la cuisine se retrouvaient dans un placard, inutiles, au grand dam de ma mère.

Il m’emmenait le long des boulevards, de l'Opéra à République, et bien sûr à la Foire à la ferraille lorsqu’elle faisait son déballage le long du boulevard Richard-Lenoir.

Tout ça pour vous dire que j’ai le souvenir de quelques bateleurs, hercules et autres mangeurs de mégots allumés qui officiaient là où se trouvait le promeneur.

Je me souviens particulièrement de deux hercules. Le premier, accompagné d’un compère, crachait le feu sur le terre-plein central du Richard-Lenoir, presque à la place de la Bastille, pour attirer la galerie. Des poids, des haltères et des chaînes s’entassaient au milieu du cercle des curieux.

J’étais très impressionné par cet homme à l’air encore jeune et aux cheveux longs déjà gris. Court et trapu, il exhibait son torse tatoué, ses bras musculeux et une forte bedaine maintenue par une très large ceinture de cuir.

Il buvait à la bouteille de grandes goulées d’alcool ou d’essence, je ne sais pas très bien, qu’il recrachait en pluie sur ses torches pour faire apparaître les flammes que tout le monde guettait. Le compère commençait la manche en gueulant que le spectacle commencerait vraiment quand le chapeau serait rempli de pièces. Ensuite, il distribuait parmi l’assistance quelques barres de fer en demandant aux hommes les plus costauds d’essayer de les tordre.

Devant l’échec de tous, il les portait à l’hercule qui, les calant sous un bras, les tordait en U à l’aide de l’autre main. Après venaient les autres démonstrations de force pure pendant lesquelles il soulevait des poids de toutes formes et de toutes grosseurs.

Le spectacle se terminait toujours de la même façon. L’athlète se faisait enchaîner par son comparse qui faisait de multiples tours autour de son corps avant de boucler les derniers maillons par un gros cadenas.

Le visage de l’artiste se convulsait de grimaces étudiées, les muscles se bandaient et le corps rougissait sous l’effort. Il se démenait quelques minutes sous les encouragements des badauds et les quolibets des habitués. Puis, comme par miracle, les chaînes tombaient  pour laisser apparaître la peau meurtrie, marquée par le métal comme par de nouveaux tatouages.

Je devais avoir dix ou onze ans, ce qui daterait cette scène au début des années 1960.

Si ce témoignage vous convient, je vous parlerais une autre fois du fakir du boulevard Edgar-Quinet. Gérard Lavalette, photographe

Pour mieux connaître Gérard Lavalette :

http://www.parisfaubourg.com/

http://www.pariscool.com/index.html

http://www.flickr.com/photos/gerard_lavalette/sets/

 

lundi, 06 octobre 2008

GERARD LAVALETTE PHOTOGRAPHE

 

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Gérard Lavalette suspend le temps. Ses images conjuguent le Paris des années 1960 et la ville d'aujourd'hui. Sans doute sait-il capter l'éternité des visages, l'invariable des émotions, toujours refusant de se plier aux ordres de jamais plus ? Les photographies de Gérard Lavalette sont une affirmation du piéton, le flâneur des rues au parfum d'asphalte.

Bibliothèque Faidherbe

18, rue de Faidherbe 75011 Paris

jusqu'au 30 octobre.

Quelques liens pour partager le butin de Gérard Lavalette :

http://www.parisfaubourg.com/galerie/picture.php?cat=1&am...

http://www.parisfaubourg.com/

http://www.pariscool.com/index.html

http://www.flickr.com/photos/gerard_lavalette/sets/

LA  STATION DE MÉTRO CHARONNE SOUS LA NEIGE

par

Bienvenu Merino

La chaussée, tapie d’un blanc somptueux, incrustée

de pépites de nacre,  éveille en nous nos jeux de neige

joyeux et nos rêves de Noël. Cette photographie a

la beauté et la rareté d’un carat, provenant des mines

à ciel ouvert, d’un pays à l’image de notre village

d’enfance  unique et inoubliable.  Sous un ciel

tourmenté d’étincelles de flocons, le piéton hésite

de ses pas, dans ce paysage, non d’une Russie

dont chacun de nous se souvient  sa tragédie,

mais d’un Paris, qui ne peut nous faire perdre,

un seul instant, sa couleur  grise éternelle, où

nous demeurons depuis quatre mille ans.

Le visage blanc et triste d’un clown, réfugié

sous la lampe d’un réverbère pour avoir moins

froid éclaire les yeux des enfants. Il ne rit plus,

il ne fait plus rire. La neige silence et apaise,

mais son blanc de paix,  réveille tout à coup

en nous, le souvenir du linceul de la station

Charonne, du huit février mille neuf cent

soixante deux : la  « bombe » explosive partit

des fusils, que l’histoire, fit éclater dans les poches

des victimes et les cœurs des Français,  dont la

mince pellicule de neige, même éternelle, ne peut

faire oublier la tragédie, que vécurent les parisiens,

dont  nous fûmes.

 

 

 

 

                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                                            

dimanche, 08 juin 2008

COMPLEMENT AU BALLON ROUGE

J'ai un souvenir d'enfance très précis du film Le  ballon rouge que j'avais vu dans un petit studio d'art et d'essai de la rue Saint-Dominique. Il était diffusé en première partie du "grand film", juste avant les actualités. Par contre, je ne me souviens plus du titre du film  qui nous avait attiré. Comme quoi, ce court métrage est resté plus ancré dans ma mémoire que le "grand film". J'aimerais quand même associer un titre à ce court. Auriez vous une piste ? Gérard Lavalette
Aidons le sublime Gérard Lavalette, photographe-arpenteur d'immense talent, à retrouver ce film. Et n'oublions jamais d'aller consulter son site parisien et donc flâneur.

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lundi, 12 mai 2008

55 ANS D'IMAGES

 

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Henri Guérard est un enfant de Ménilmontant qui n'a pas déserté ses terres. Il y vit toujours. Cinquante-cinq ans durant il a randonné autour de son immeuble situé 10 rue Henri-Chevreau.

Pour nous, citoyens de la rue du Pressoir et de ses environs, les photographies d'Henri Guérard sont évidemment une aubaine. Hélas, ce chasseur d'images toujours poignantes n'a conservé dans ses archives que des vues dévastées, le souvenir désastreux de nos immeubles résumés en un tas de poussières.

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1963 - rue du Pressoir par Henri Guérard
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1960 - rue du Pressoir par Henri Guérard

Toutefois, l'ouvrage volumineux (plus de 140 pages d'images) propose un cliché du Passage Deschamps, venelle pavée (et ici vernissée par la pluie) qui reliait la rue du Pressoir au boulevard de Belleville.

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1966 -  passage Deschamps par Henri Guérard

vendredi, 25 avril 2008

LES DEUX MUSICIENS

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Ils apparaissent  une fois ou deux,

 l’An

Quelquefois plus, comme la neige rare sur Paris

Leurs habits élégants sont beaux, blancs et noirs

Semblables aux images, belles, des rues d’autrefois.

Ils portent, tendus à leurs cous par des bretelles de cuirs,

Leurs instruments vieux de plus de trois cents ans.

Ils sont héritiers du jongleur médiéval

Du marchand de chansons ou crieur de chansons

Des joueurs d’accordéons, saltimbanques, joueurs d’orgues, chanteurs de rue.

Les enfants quand ils les voient s’écrient,

"Regarde maman… les musiciens avec leurs drôles d’instruments!"

Et tirant la main de leur maman ils courent s’asseoir

 En ronde

Les deux musiciens alors se regardent souriants

Égrènent les premiers flocons, des ritournelles d’antan,

comme lorsqu’ils étaient rois de Paname.

L’un à l’accordéon, l’autre à l’organette à rouleaux

 Les enfants et leurs mamans chantent avec eux

La petite orgue fait son effet

quatre fois plus grande qu’un vieux moulin à café

La manivelle entraîne le papier perforé, qui lui entraîne le soufflet,

l’air pur passe droit du soufflet dans le sommier

Et ça joue et ça chante

Les enfants les accompagnent et les mamans aussi

Puis ils crient ensemble 

Revenez, ne partez pas, revenez

Les musiciens ! Revenez !

Bienvenu Merino

Paris le 10avril 2008