06 octobre 2008
GERARD LAVALETTE PHOTOGRAPHE

Gérard Lavalette suspend le temps. Ses images conjuguent le Paris des années 1960 et la ville d'aujourd'hui. Sans doute sait-il capter l'éternité des visages, l'invariable des émotions, toujours refusant de se plier aux ordres de jamais plus ? Les photographies de Gérard Lavalette sont une affirmation du piéton, le flâneur des rues au parfum d'asphalte.
Bibliothèque Faidherbe
18, rue de Faidherbe 75011 Paris
jusqu'au 30 octobre.
Quelques liens pour partager le butin de Gérard Lavalette :
http://www.parisfaubourg.com/galerie/picture.php?cat=1&image_id=407&expand=12,1
http://www.parisfaubourg.com/
http://www.pariscool.com/index.html
http://www.flickr.com/photos/gerard_lavalette/sets/
LA STATION DE MÉTRO CHARONNE SOUS LA NEIGE
par
Bienvenu Merino
La chaussée, tapie d’un blanc somptueux, incrustée
de pépites de nacre, éveille en nous nos jeux de neige
joyeux et nos rêves de Noël. Cette photographie a
la beauté et la rareté d’un carat, provenant des mines
à ciel ouvert, d’un pays à l’image de notre village
d’enfance unique et inoubliable. Sous un ciel
tourmenté d’étincelles de flocons, le piéton hésite
de ses pas, dans ce paysage, non d’une Russie
dont chacun de nous se souvient sa tragédie,
mais d’un Paris, qui ne peut nous faire perdre,
un seul instant, sa couleur grise éternelle, où
nous demeurons depuis quatre mille ans.
Le visage blanc et triste d’un clown, réfugié
sous la lampe d’un réverbère pour avoir moins
froid éclaire les yeux des enfants. Il ne rit plus,
il ne fait plus rire. La neige silence et apaise,
mais son blanc de paix, réveille tout à coup
en nous, le souvenir du linceul de la station
Charonne, du huit février mille neuf cent
soixante deux : la « bombe » explosive partit
des fusils, que l’histoire, fit éclater dans les poches
des victimes et les cœurs des Français, dont la
mince pellicule de neige, même éternelle, ne peut
faire oublier la tragédie, que vécurent les parisiens,
dont nous fûmes.
06:15 Publié dans IMAGIER | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gérard lavalette, photographe, photographie, exposition, paris, onzième arrondissement, culture |
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08 juin 2008
COMPLEMENT AU BALLON ROUGE
07:46 Publié dans IMAGIER | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : albert lamorisse, gérard lavalette, ménilmontant, paris, cinéma, photographie, culture |
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12 mai 2008
55 ANS D'IMAGES
Henri Guérard est un enfant de Ménilmontant qui n'a pas déserté ses terres. Il y vit toujours. Cinquante-cinq ans durant il a randonné autour de son immeuble situé 10 rue Henri-Chevreau.
Pour nous, citoyens de la rue du Pressoir et de ses environs, les photographies d'Henri Guérard sont évidemment une aubaine. Hélas, ce chasseur d'images toujours poignantes n'a conservé dans ses archives que des vues dévastées, le souvenir désastreux de nos immeubles résumés en un tas de poussières.
Toutefois, l'ouvrage volumineux (plus de 140 pages d'images) propose un cliché du Passage Deschamps, venelle pavée (et ici vernissée par la pluie) qui reliait la rue du Pressoir au boulevard de Belleville.
08:02 Publié dans LIVRES DE REVIE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : henri guérard, belleville, ménilmontant, charonne, paris, photographie, vingtième arrondissement |
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25 avril 2008
LES DEUX MUSICIENS
Ils apparaissent une fois ou deux,
l’An
Quelquefois plus, comme la neige rare sur Paris
Leurs habits élégants sont beaux, blancs et noirs
Semblables aux images, belles, des rues d’autrefois.
Ils portent, tendus à leurs cous par des bretelles de cuirs,
Leurs instruments vieux de plus de trois cents ans.
Ils sont héritiers du jongleur médiéval
Du marchand de chansons ou crieur de chansons
Des joueurs d’accordéons, saltimbanques, joueurs d’orgues, chanteurs de rue.
Les enfants quand ils les voient s’écrient,
"Regarde maman… les musiciens avec leurs drôles d’instruments!"
Et tirant la main de leur maman ils courent s’asseoir
En ronde
Les deux musiciens alors se regardent souriants
Égrènent les premiers flocons, des ritournelles d’antan,
comme lorsqu’ils étaient rois de Paname.
L’un à l’accordéon, l’autre à l’organette à rouleaux
Les enfants et leurs mamans chantent avec eux
La petite orgue fait son effet
quatre fois plus grande qu’un vieux moulin à café
La manivelle entraîne le papier perforé, qui lui entraîne le soufflet,
l’air pur passe droit du soufflet dans le sommier
Et ça joue et ça chante
Les enfants les accompagnent et les mamans aussi
Puis ils crient ensemble
Revenez, ne partez pas, revenez
Les musiciens ! Revenez !
Bienvenu Merino
Paris le 10avril 2008
08:44 Publié dans RETOUR AU PAYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bienvenu merino, gérard lavalette, paris, musique, poésie, photographie |
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