mardi, 27 mai 2008

UN NOUVEAU MENILMONTANT/PROJET POUR 2045 ?

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© Bienvenu Merino

L’épouvante ou la conciliation

par

Bienvenu Merino

Une récente étude réalisée pour Shanghai( Chine) a permis de démontrer qu’il est possible de construire, pour 55 000 personnes (c'est-à-dire approximativement la population d’une ville comme Tarbes, département des Hautes-Pyrénées, ou l’équivalent d’un tiers du 20e   arrondissement de Paris) une tour polyvalente capable de fonctionner en autosuffisance.

Une telle structure permet d’absorber l’accroissement démographique de la ville sans nuire aux terrains encore disponibles (où l’on peut alors aménager des espaces verts), tout en assurant son propre approvisionnement énergétique par des moyens tels que l’énergie solaire et le recyclage des déchets.

Suite aux estimations issues des enquêtes annuelles  de recensement, de 2004/2005/2006, la population du 20e arrondissement de Paris est estimée à 188 600 habitants sur 598 hectares, soit 31 538 hab./ km2.

Pour affiner leurs projets et en maîtriser l’impact sur l’environnement, les architectes disposent désormais d’ordinateurs qui leur permettent de développer au maximum leur imagination créatrice. Tout est prêt pour un nouveau bond vers le ciel et pour un terrible électrochoc. Imaginez  la population de cet arrondissement, installée dans chacune des trois ou quatre tours de 120 étages ! Cela voudrait dire, raser une  partie de ce quartier de colline, comme l’on tondrait  un troupeau de moutons, y construire quelques immeubles flèches qui atteindraient le ciel, où logerait dans chacune des tours, un tiers de la population. Même chose sur les hauteurs de Ménilmontant, proche de l’historique rue des Cascades, où seraient parachuté le deuxième et troisième tiers et ainsi de même dans le bas  quartier, depuis la bouche du métro Ménilmontant  jusqu’à la commissure des lèvres de la rue des Panoyaux - où se confinerait  les derniers habitants, récemment arrivés d’Asie. Ce qui voudrait dire qu’il y aurait beaucoup plus d’espace pour la vigne ? Les jardins publics ? Les promenades ? Ou bien, et ça je peux y croire, pour des autoroutes serpentines, des périphériques couleuvriques et des gares-caves, pour vers de terre, des parkings en verre bouteille  suspendus  pour des millions de Parisiens en transit, comme en avait rêvé le défunt Président de la République Georges Pompidou qui voulait  faire arriver le trafic automobile au centre de la capitale par des autoroutes vertigineuses jusqu’au cœur du quartier latin,  au carrefour de la rue Saint Jacques et du boulevard Saint Germain, à trois pas de la prestigieuse Sorbonne, chère aux étudiants et enseignants du monde entier. Projet stoppé heureusement par la  mort subite du Président. Le quartier de Ménilmontant pourrait ainsi, transfiguré ou défiguré, et disons le nettement, rayé de la carte de la région parisienne,  s’appeler désormais :

« Le haut- comme- dieu »

ou

« Le Paradis »

Là, au moins l’habitant se sentirait plus près de dieu, plus proche du paradis.

Dans tous les cas éloigné de sa terre. Le haut comme dieu, ça sonne Lourdes !

Le Paradis, la grotte de Betharram.

Hélas cela est possible dans l’escarcelle du pouvoir !

Mais tout cela n’est que suggestions, projets,  

rêveries pour d’autres,

vérités, c’est fort possible, pour beaucoup d’entre nous.

 

vendredi, 23 mai 2008

BELLEVILLE MENILMONTANT CHANTE PAR ARISTIDE BRUAND

 
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Aristide Bruand
Papa, était un lapin
Qui s'appelait J.B. Chopin
Et qu'avait son domicile
À Belleville.

Le soir avec sa petite famille
Il s'en allait en chantant
Des hauteurs de la Courtille
À Ménilmontant, à Ménilmontant !

Il buvait si peu qu'un soir
On l'a retrouvé sur le trottoir
L'était crevé bien tranquille
À Belleville !

On l'a mis dans la terre glaise
Pour un prix exorbitant
Tout en haut du Père-Lachaise
À Ménilmontant, à Ménilmontant !

Ma soeur est avec Eloi,
Dont le frère est avec moi,
Le soir sur le boulevard y me refile
À Belleville

C'est comme ça qu'il gagne sa braise
Et son frère en gagne autant
En refilant ma soeur Thérèse
À Ménilmontant, à Ménilmontant !

Le dimanche au lieu de travailler
Ils nous montent au poulailler
Voir jouer le drame ou le vaudeville
À Belleville

Le soir, ils font leurs épates
Ils étalent leur culbutant
Minces des genoux et larges des pattes
À Ménilmontant, à Ménilmontant!

C'est comme ça que c'est le vrai moyen
De faire un bon citoyen,
Ils grandissent sans se faire de bile
À Belleville !

Ils crient "Vive l'Indépendance"
Y z'ont le coeur bath et content
Et barbotent dans l'abondance
À Ménilmontant, à Ménilmontant !


mercredi, 30 avril 2008

COMMENT SE RENDRE RUE DU PRESSOIR ?

Josette Farigoul a retrouvé deux plans de Paris qui situent la rue du Pressoir. L'un d'eux est plus ancien.  Des changements se remarquent.

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lundi, 21 avril 2008

AUJOURD'HUI/HIER

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La rue du Pressoir à la croisée des temps
Un photomontage de Bienvenu Merino

 

vendredi, 11 avril 2008

JOSETTE FARIGOUL ET BIENVENU MERINO EN VISITE RUE DU PRESSOIR

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Nous étions, Bienvenu Merino et moi, au rendez-vous fixé à 11H30 au café Le Ménilmontant.
Donc, aujourd'hui 9 avril, nous avons, avant de nous diriger vers la rue du Pressoir, déjeuné ensemble dans ce café, lieu de rendez-vous.
Après plus de 41 ans, j'allais retourner sur les traces de mon enfance et de mon adolescence, là, où j'ai vécu jusqu'à notre expulsion. Je ne veux pourtant pas revoir ce jour du 2 décembre 1966, jour de notre déménagement où mes parents, mes soeurs et moi sommes partis pour un lieu inconnu.
1587510337.JPGAccompagnée de Bienvenu et de mon fils David, je suis partie pour ce périple en remontant, tout d'abord, la rue de Ménilmontant jusqu'à la rue Julien Lacroix, sur la gauche. Nous descendons cette rue, Église notre Dame de la Croix, sur notre droite, dressée là, toujours aussi belle, avec son escalier monumental où tous les ans j'aimais à regarder le cortège de communions descendant les marches revêtues pour cette occasion d'un tapis rouge déroulé.
Sur la gauche, l'ancienne place du Liban, renommée aujourd'hui Place Maurice Chevalier où se dresse l'arbre de mon enfance. Je n'en voyais qu'un, erreur, il y en a plusieurs mais celui-ci est le plus gros.
Nous faisons une escale rue Etienne Dolet, mon école est toujours à la même place, cette école que j'ai fréquentée de 1954 à 1962. Bienvenu prend une photo de moi devant cette grande porte en bois. La porte est entrouverte et je peux apercevoir cette escalier qui montait aux classes.
Nous revenons sur nos pas afin de rattraper la rue des Maronites, nous passons devant l'école maternelle, celle de votre jeune enfance, mon cher Guy.
Puis, bientôt sur notre droite, la rue du Pressoir. Alors là, je crois rêver, c'est plutôt l'horreur. Je n'ai aucune émotion puisque je ne reconnais rien, mais alors rien de rien. Pour sûr ils ont tout rasé. Je pense même avoir déçu Bienvenu par mon manque d'émotion. Je n'ai rien à dire si ce n'est que cette rue est d'une laideur à faire pâlir Des blocs de béton plantés là, c'est plutôt de la rage intérieure que éprouve.  Il est honteux d'avoir fait de cette rue si vivante jadis, un ghetto. Elle est entourée de grilles hautes... des bâtiments dans tous les sens. Aucun intérêt, je ne suis pas certaine d'y retourner un jour.
Envolés la boutique de Madame Gilles, le grand garage, le coiffeur chez Vincent, le café de la mère Andrée, ce même café où le 5 juillet 1965 j'ai croisé, pour la première fois, le regard d'un jeune homme qui plus tard allait devenir mon mari, lui qui arrivait de Pelleport. Difficile pour les copains, ce type-là n'était pas de chez nous. Toi, Daniel qui commençait dans le métier d'ascensoriste, parachuté rue du Pressoir pour monter les ascenseurs des immeubles qui, déjà, commençaient à défigurer notre rue.
Nous continuons à remonter la rue du Pressoir, nous sommes maintenant devant le 23/25, je ne dirai pas devant notre immeuble, tellement c'est laid. Il reste malgré tout une chose, la courbure. A cet endroit, je comprends que nous sommes bien là où nous avons vécu.
Bienvenu et mon fils David tentent de retracer l'emplacement de notre immeuble et de la boutique de Madame Gilles. J'ai en mains les 2 photos de l'époque, nous ne sommes pas d'accord sur les emplacements. Moi je revois très bien les endroits, c'était juste une mauvaise prise de vue. Voilà ! la photo de l'épicerie a été prise d'ici, je me plante là, j'insiste. Bon, nous sommes d'accord, heureusement qu'il nous reste cette courbe comme point de repère. Devant le 23/25, mon fils prend une photo de Bienvenu et de moi. Bienvenu me prend en photo devant cette grille à code digital, il pense déceler une émotion de ma part, c'est raté, je ne comprends même pas ce que je fais là, mais je ne laisse rien paraître.
Inutile de vous dire que je n'ai pas retrouvé ma mère à sa fenêtre du 3ème étage, dans la cour, me lançant une pièce pour acheter des bonbons sur le chemin de l'école. Pas de vision de ma cour, de mon escalier ni de moi assise sur les premières marches de votre escalier.
Mon dieu que tout est froid dans cette rue, les anges ne risquent pas de s'y aventurer.
Les mots qui conviennent à cette nouvelle rue du Pressoir sont horreur, laideur, froideur, ghetto.
Que les personnes habitant actuellement cette rue et qui pourraient lire mon billet ne s'offusquent pas, que toutes ces personnes me pardonnent et tant mieux pour eux si ces habitants se plaisent à cet endroit. Cette rue n'est plus la mienne, tout au moins cette nouvelle rue du Pressoir.
1422514610.JPGDans tous les cas, c'est mon coup de gueule, c'est mon choix et c'est mon droit. Je suis pour la liberté d'expression. Moi je préfère garder en mémoire l'ancienne rue du Pressoir où nous pouvions, Guy, moi et tous les autres, vivre en toute liberté et comme le dit si bien Guy Darol, les uns avec les autres, les uns chez les autres.
La belle vie en somme. Ceux qui pourraient en douter, à mon avis, se trompent. Ces mots n'engagent que moi.
Juste un conseil, Monsieur Darol, s'il vous prenait l'envie de venir sur Paris, allez plutôt rendre visite à Bienvenu Merino, détournez votre route de la rue du Pressoir. Il n'y a rien à voir et ça vous évitera de perdre votre temps.
Un peu dur ce récit sur la rue de notre enfance, cher Guy, mais j'en prends la responsabilité et je ne remercie pas tous ceux qui ont contribué à la destruction de notre rue. Mon Général et Monsieur Malraux, avec tout le respect que je vous dois, vous qui dormez dorénavant auprès des anges, je me permets tout de même de dire que cette destruction totale à coups de boules d'acier et de bulldozers, était une monumentale erreur. L'erreur est humaine dit-on, celle-ci est énorme. Il n'est pas toujours nécessaire de démolir, il est parfois possible de rénover. Ce beau café Les Lauriers Roses à l'angle de la rue des Couronnes et du boulevard de Belleville, avec ses grosses colonnes en pierre, lui aussi, disparu.
Ensuite, je préfère passer à la suite, nous avons remonté la rue des Couronnes, la rue Bison est toujours là, la rue Vilin n'a plus rien à voir avec la rue que nous avons connus, au bout de cette rue, les Jardins de Belleville, les escaliers ont été conservés, c'est malgré tout joli mais à quel prix. Combien d'expulsions et combien d'immeubles détruits pour cette réalisation.
Où est le Belleville et Ménilmontant de mon enfance. Les bals du 14 juillet où tout le monde se retrouvait, dans les rues, pour danser, au son de l'accordéon, jusqu'à tard dans la nuit. Eh oui ! même rue du Pressoir nous dansions, c'était la fête, la rue était joyeuse. A 4 ans je me revois devant notre immeuble, je chantais et je dansais " Le bal à Doudou" de Jacques Hélian. A tous ceux qui pourraient penser que je suis ringarde et bien pas du tout, je peux écouter du Jacques Hélian mais aussi Raphaël ou suivre la Star'Ac. Je suis très large d'esprit.
Jo Privat avait raison, effectivement : "Ils ont cassé le berceau de notre enfance".
Je vais faire en sorte d'oublier ce que je viens de voir. Mille excuses Monsieur Bienvenu Merino si je vous ai un peu déçu, mais faire semblant, ça, je ne sais pas le faire. Je vous remercie pour cet agréable après-midi passé en votre compagnie. Je vous assure que nous nous reverrons prochainement.
Après avoir pris congé de Bienvenu, en repartant je me suis arrêtée sur le pont du chemin de fer, rue des Couronnes, sur l'autre pont, rue de la Mare. L'école de garçons rue Henri Chevreau existe encore, l'escalier de l'impasse Piat aussi.
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Je retourne dans mes rêves, je retourne dans la rue de mon enfance. Eh ! les copains, on se voit samedi, je vous attends, nous n'allons pas refaire le monde mais seulement notre vraie rue du Pressoir, cette rue où toute notre bande se retrouvait. Nous allons remonter le temps. Retracer notre rue comme elle était avant. Danielle, Liliane, Christian, Claude et vos conjoints, préparez-vous pour samedi et nos délires, comme toujours.
D'autres vont nous manquer, Jacky, Nancy le retient, Bernard, 10 ans que je ne t'ai pas vu et toi Yves, plus de nouvelles ; Roland, tu manques à ma vie, même si tu étais mon pot de colle lorsque nous étions petits ; toi le p'tit Bernard, bientôt 43 ans que tu nous as quitté, tragiquement, un jour d'été 1965 ; toi Michel, tu es le jumeau manquant depuis 1997. A toi Daniel, je dédie ce récit, toi qui durant 26 ans de vie commune commençais les phrases que moi je  terminais.Tes fous rires me manquent mais je me débrouille sans toi, tu ne comprendrais pas qu'il en soit autrement.
Donc, mon cher Guy, je termine ce récit en attendant samedi où nous allons faire un bond dans le passé, replonger dans nos souvenirs. Reste à savoir ce qu'il sortira de notre boîte à malices. A suivre ... Josette Farigoul

dimanche, 23 mars 2008

RUE DU PRESSOIR

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Rue du Pressoir

Là que je vécus dans les années 1950. L’immeuble qui se situait au 23-25, dans l’unique courbure, lorsqu’on vient de la rue des Couronnes serait qualifié aujourd’hui de lépreux.

Il s’élevait sur quatre étages et sa façade grise, écaillée, me semblait somptueuse. Mes parents occupaient un deux pièces aux fenêtres bleu azur qui donnaient sur un quadrilatère barré à l’est par la rue Julien Lacroix. Appuyé sur une rambarde, je pouvais observer une cour pavée où picoraient des poules. Et je pouvais entendre le grognement de cochons parqués dans une cahute bancale. Au pied de l’immeuble, un garage, ouvert sur la rue, offrait un espace de bitume craquelé que j’allais quelquefois rejoindre pour y pousser mes billes ou, dans le caniveau, quelque frêle esquif de papier.

Le bâtiment a été rasé en 1967 et tout ce quartier, hétérochrome, mixte, a depuis été recouvert par de blêmes volumes aux angles aigus. Là, je fus éduqué par le peuple du monde. Maurice, le chapelier, me faisait essayer des casquettes enfantines et Régina qui possédait un téléviseur m’invitait, ma tête enfouie contre son cœur qu’elle avait gros, à regarder les aventures d’Ivanhoé. Leurs portes étaient toujours ouvertes.

Tout devait disparaître selon les projets d’embellissement et de blanchoiement voulus par de Gaulle que conseillait André Malraux. Cependant que ce dernier avait démontré dans son œuvre qu’il n’avait rien à dire sur Paris. Une phrase de ses Antimémoires atteste seulement sa connaissance des « moineaux qui attendaient les chevaux des omnibus au Palais-Royal ». Contre toute attente, c’est bien lui qui ordonne la tabula rasa. Il est le déclencheur des boules de fonte qui aplatissent, le 27 février 1969, les Halles enchantées par Guy Debord, Julien Duvivier, André Hardellet, Hubert Juin, Claude Seignolle et la chanteuse Damia.

J’ai cherché, dans les livres d’Henri Calet, Clément Lépidis, Georges Perec (citoyens de mon périmètre), un souvenir de la rue du Pressoir. Fiasco. Et sachez que mes rayons amassent, année après année, centaines de volumes sur la Ville Lumière. Un jour, je proposerai ici, une bibliographie flâneuse.

Aujourd’hui, je ressens (tristesse des regards dans le rétroviseur) le besoin d’évoquer ma rue au tracé demeuré exact mais à l’environnement saccagé. Ivan Chtcheglov, grand inspirateur de la dérive continue, en butte contre « la passion de l’oubli », avait décrit dans Formulaire pour un urbanisme nouveau (in Ecrits retrouvés, éditions Allia), l’autre pays, celui de mes rives d’enfance. Pour ne pas oublier, jamais, je recommande L’Assassinat de Paris, ouvrage qui mit en danger son auteur parce qu’il y dénonçait fermement l’attentat porté, en 1958, par le général de Gaulle contre le Pantruche ouvrier. Livre savant, précis, mélancolique (Louis Chevalier, camarade de khâgne de Georges Pompidou fut professeur au Collège de France), L’Assassinat de Paris narre l’histoire d’une démolition et la fin des quartiers bruissants de vies simples.

Enfin, page 242, il parle des « exilés de Belleville », déplacés par contrainte vers les banlieues neuves (bâties de tours aujourd’hui pilonnées) et qui regrettent « l’inconfort de la rue du Pressoir ».

Initialement publié en 1977 aux éditions Calmann-Lévy, réédité vingt ans plus tard chez Ivrea, ce livre est à découvrir de toute urgence. Et permettez-moi de remercier (ceci comme un blog à la mer) celles et ceux qui connurent (années 1950) ce quadrilatère pluriethnique, compris entre les rues des Maronites et des Couronnes, pour les commentaires qu’ils pourraient m’adresser, nourris de colères et de tendres souvenirs. Peut-être avons-nous, ensemble, humé l’air de la rue du Pressoir. Régina, Maurice, Joseph, je vous embrasse là où vous êtes. Guy Darol