30 avril 2008
COMMENT SE RENDRE RUE DU PRESSOIR ?
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25 avril 2008
LES DEUX MUSICIENS
Ils apparaissent une fois ou deux,
l’An
Quelquefois plus, comme la neige rare sur Paris
Leurs habits élégants sont beaux, blancs et noirs
Semblables aux images, belles, des rues d’autrefois.
Ils portent, tendus à leurs cous par des bretelles de cuirs,
Leurs instruments vieux de plus de trois cents ans.
Ils sont héritiers du jongleur médiéval
Du marchand de chansons ou crieur de chansons
Des joueurs d’accordéons, saltimbanques, joueurs d’orgues, chanteurs de rue.
Les enfants quand ils les voient s’écrient,
"Regarde maman… les musiciens avec leurs drôles d’instruments!"
Et tirant la main de leur maman ils courent s’asseoir
En ronde
Les deux musiciens alors se regardent souriants
Égrènent les premiers flocons, des ritournelles d’antan,
comme lorsqu’ils étaient rois de Paname.
L’un à l’accordéon, l’autre à l’organette à rouleaux
Les enfants et leurs mamans chantent avec eux
La petite orgue fait son effet
quatre fois plus grande qu’un vieux moulin à café
La manivelle entraîne le papier perforé, qui lui entraîne le soufflet,
l’air pur passe droit du soufflet dans le sommier
Et ça joue et ça chante
Les enfants les accompagnent et les mamans aussi
Puis ils crient ensemble
Revenez, ne partez pas, revenez
Les musiciens ! Revenez !
Bienvenu Merino
Paris le 10avril 2008
08:44 Publié dans RETOUR AU PAYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bienvenu merino, gérard lavalette, paris, musique, poésie, photographie |
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21 avril 2008
AUJOURD'HUI/HIER
09:54 Publié dans IMAGIER | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : bienvenu merino, rue du pressoir, belleville, ménilmontant, paris, vieux paris |
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11 avril 2008
JOSETTE FARIGOUL ET BIENVENU MERINO EN VISITE RUE DU PRESSOIR
09:01 Publié dans RETOUR AU PAYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue du pressoir, belleville, ménilmontant, paris, vieux paris, urbanisme, rues de paris |
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10 avril 2008
AUJOURD'HUI, LA RUE DU PRESSOIR
Ce n'est pas un paysage en ruine mais la conséquence du plan de rénovation urbaine, tel que Louis Chevalier dans L'Assassinat de Paris en a étudié les prémisses. A la manière d'un palimpseste, des constructions se sont substituées aux immeubles érigés au milieu du XIXème siècle où logeaient en parfaite harmonie parisiens de souche et migrants ainsi qu'en témoignent les récits bellevillois de Clément Lépidis. En prévision du retour de Josette Farigoul sur les lieux de son enfance abandonnés par la contrainte de l'expulsion en 1966, Bienvenu Merino a imaginé ce texte d'anticipation où se mêlent l'effroi et la résignation. Le mercredi 9 avril 2008, Josette Farigoul accompagnée de son fils et de Bienvenu Merino ont effectué le voyage. Un pélérinage diront certains mais peut-on parler de catharsis, de guérison lorsque l'on vient contempler l'effacement de sa propre histoire, la rectification pure et simple d'un passé inconfortable mais heureux. A propos de ces transformations brutales menées à coups de boules de fonte et de bulldozers, il convient de consulter Courrier International (www.courrierinternational.com) qui dans son numéro 906 (Dossier Paris épinglé par la presse étrangère) revient, sous la plume d'Andrew Hussey sur la destruction du vieux Paris au motif qu'il regorgeait de vagabonds, de voyous, d'alcooliques, de déviants et d'anarchistes, "tous les exclus de la société qui n'avaient rien à perdre et s'accommodaient très bien du chaos le plus total." Refuge des "classes dangereuses" (locution inventée et définie par Louis Chevalier, le meilleur spécialiste de l'histoire de Paris), Belleville-Ménilmontant devait disparaître, comme on éradique le risque de peste, la menace du complot révolutionnaire toujours vif. Guy Darol
Le retour à la maison
Le soleil la neige la pluie
Multitudes des rues grisées
Le retour triomphal en secret
Le parfum du marronnier
Elle est revenue au berceau de sa reine enfance
Elle se tait de ne rien pouvoir dire
Elle va de par les rues des souvenirs
Etoufée d’émotion
Et fragile
Dans sa robe pâle elle est plus belle que tout au monde
Elle s’arrête un pas, devant Notre Dame de la Croix
Et continue encore des pas et des pas
Et
« Voilà je suis arrivée »
Elle veut dire mais elle ne dit pas
« La maison est là ! » Elle dit
Mais elle se reprend
« Était là ! »
Elle montre du doigt
Elle regarde, s’approche
Regarde ou était sa maison
Debout en silence, elle se rappelle
‘La maison abrite la rêverie et protège le rêveur, elle permet de rêver en paix.
Il n’y a pas que les pensées et les expériences qui sanctionnent les valeurs humaines. A la rêverie appartiennent des valeurs qui marquent l’homme et la femme en sa profondeur. La rêverie a même un privilège d’autovalorisation. Elle jouie directement de son être. Alors, les lieux où l’on a vécu la rêverie se restituent eux-mêmes dans une nouvelle rêverie. C’est parce que les souvenirs des anciennes demeures sont revécus comme des rêveries que les demeures du passé sont en nous impérissables’
Josette Farigoul est venue
Emue
Elle repart émue
Sans que personne ne sache rien.
Ménilmontant le 9 avril 2008
Bienvenu Merino
10:38 Publié dans RETOUR AU PAYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue du pressoir, belleville, ménuilmontant, paris, bienvenu merino, louis chevalier, clément lépidis |
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05 avril 2008
LE CARRE MAGIQUE
Je reviens de week-end, de Ménilmontant. J’ai fait l’aller-retour à pied depuis la rue des Boulets. Ma destination, le carré magique. Avant d’arriver place Léon Blum, j’ai marché tout droit boulevard Voltaire en passant devant Japy, mon gymnase où, tout jeune sportif, j’appris à allonger ma droite et préciser ma gauche, mais surtout, à éviter les coups. J’ai remonté la rue de la Roquette , emprunté le boulevard de Charonne et celui de Ménilmontant puis le boulevard de Belleville, laissant sur ma gauche l’avenue de la République. Là, à peine à quelques centaines de mètres me séparaient du Lycée Voltaire où mon ami Guy fit ses études secondaires, puis tout juste un peu plus loin je m’attardais sous les fenêtres d’un immeuble, où habite Bévinda, la chanteuse de Fado « Pessoa em Pessoa » . « Je n’évolue pas, je voyage », écrivait le poète portugais Fernando Pessoa. Et assez vite, continuant le boulevard de Belleville, je suis arrivé au métro qui porte le même nom. Belleville, enfin ! Belle la ville, tant attendue, chaleureuse, animée, cosmopolite, endimanchée. Femmes, hommes, jeunes et plus anciens, enfants, tous affables et très souriants attablés aux terrasses des cafés devant une limonade ou un diabolo menthe. Je n’ai fait que passer, j’ai marché encore plus haut, puis gravis de vieilles marches comme jadis, et descendu à nouveau des passages et des venelles, poursuivant des ruelles escarpées, parallèles, et des passages tortueux d’autrefois semblant me mener au bout d’un champ ou d’un précipice ou d’un trou, pas de terrier de lièvre, plutôt d’éléphant, c'est-à-dire de pelleteuses énormes, cousines de celles qui ont retourné, labouré et anéanti la rue du Pressoir. En flânant sur la côte, rue de Belleville, j’ai fais du lèche-vitrines de bistrots. Deux filles chinoises, aux yeux aventureux, tantôt très noirs et tantôt verts émeraudes colombien, assises à une table, derrière la vitre, m’offrirent leurs plus beaux regards de jeunes filles innocentes. Ces nouvelles parisiennes par leurs origines lointaines ont changé le visage des habitants du quartier depuis quelques années.Et si on dispose très peu de données fiables sur l’aspect physique des Parisiens et sa variation au cours des siècles, il est difficile d’accorder du crédit aux notations des voyageurs ou d’écrivains. Les seules observations faites par des anthropologues sur de vastes échantillons de la population permettraient de se faire une idée à peu près exacte de l’apparence des Parisiens à diverses époques. Ce n’est pas le cas, l’anthropologie physique ayant toujours été une discipline assez négligée en France. En 1970, dans la revue Population, Jacques Houdaille a présenté les résultats de quatre enquêtes sur la couleur des yeux et des cheveux sur des échantillons assez réduits de la population parisienne. Il semble que le pourcentage des yeux bleus ne se soit pas sensiblement modifié entre 1810 et 1951, oscillant autour du quart, les yeux bruns et noirs représentent à peu de chose près la même proportion ; la moitié des yeux se situant dans les nuances de gris et de vert. Une enquête établie sur des militaires, dénombre six cents soldats nés avant 1785 comptant 29 % d’yeux bleus, ce qui tendrait a indiquer qu’avant la Révolution , plus de Parisiens étaient issus des régions du Nord que dans les générations suivantes. Ces dernières cinquante années l’émigration a contribué à faire ce qu’est aujourd’hui la population de Ménilmontant depuis l’arrivée de très nouveaux émigrants venus peupler et enrichir ces villages d’autrefois, entourés de coteaux plantés de vignobles et traversés de part en part de sentiers et de chemins par où cheminaient les travailleurs viticoles.
En haut de Belleville
Bien avant le boulevard Mortier, j’ai pris une traverse, la rue des Pyrénées. Avec un peu d’imagination, j’avais la sensation d’être au Pic du Midi. Et au loin, tout là-bas, un rideau gris clair percé de gouttelettes comme de la neige malade, grise et même grise foncée ; le soleil timide était trop timide, comme s’il avait peur de ce qui tombait discrètement du ciel, lui, pourtant si haut, inattaquable. Je voyais des pics flous et des chaînes de coton d’hôpitaux : la pollution sur toute la ville et, un peu plus loin à droite, je me suis mis à l’abri, tel un montagnard,et j’ai tourné avec précaution dans la rue de Ménilmontant. J’ai descendu toute la rue ; pas à pas, lentement, freiné par un cyclone de voitures et de vélibs ainsi qu’une procession de sans papiers en observant tout, tout, tout : les portes des immeubles avec leurs sonnettes d’appels modernes, les fenêtres anciennes à l’oblique, les volets gris fermés, les portes cochères, les façades des immeubles, avec parfois, des poutrelles métalliques qui retiennent des pans de mur entiers pour éviter qu’ils ne s’écroulent. Je franchissais parfois les porches sombres et à l’intérieur clair me retrouvant dans des courettes pavées ou des lopins de terre encore existants par endroits, les églises, la mosquée, j’ai tout mémorisé, rien sur papier, rien non plus sur appareil photographique. J’avais les mains libres semblables à celles des habitants du quartier qui allaient et venaient, ce dimanche, se promenant en ce jour de fêtes pascales. J’ai rencontré des chinois, japonais, des titi parisiens, des bretons, corréziens, algériens, égyptiens, marocains, des espagnols réfugiés de 1936… Avec eux nous avons parlé de Lény Escudero, mon ami, lui aussi, autrefois du quartier, et tout ça, du voyage sans passeport. Je ne dis pas sans papiers ! J’étais très heureux d’être là au milieu de mes semblables, mes compatriotes, ça au moins ça vous vous réconforte, de se retrouver à Paris et de se croire si loin au bout du monde ! Il y avait même un singe, un vrai, à une fenêtre d’un premier étage, entre deux oursons jouets, dans les bras de deux petites filles débordant de tendresse. A la hauteur de l’église Notre-Dame-de-la-Croix, des familles sortaient en chapelet d’une cérémonie religieuse. Deux garçons se chipotaient une image de la vierge ou d’une sainte, je ne sais pas, sous la grimace du père. Les enfants comprirent immédiatement le langage du papa. Le plus grand des garçons plia immédiatement en deux la belle image de la vierge ou de la sainte, cassant les jambes de l’immaculée, et il la rentra comme un couteau dans sa poche de veste. Un jeune couple rayonnant tout sourire, bras dessus, bras dessous, derrière le dos, marchait sans souci, heureux, amoureux certes. Des musiques se mélangeaient aux bruits des moteurs de voitures et des scooters pétaradants. Chacun vivait sa vie au milieu d’autres vies, parfois si différentes les unes des autres par leurs pratiques religieuses et leurs éducation.
Avec la quinzaine de Pâques, du dimanche des Rameaux à celui de Quasimodo prenaient fin les fêtes de l’église chrétienne, destinées à rappeler le souvenir de la résurrection de Jésus-Christ. L’établissement de la fête de Pâques remonte à l’origine même du christianisme. Depuis le quantième concile de Latran en 1215, il est ordonné à tous les fidèles ayant l’âge de discrétion de communier au moins une fois chaque année au temps de Pâques. Libre à eux de leur pratiques. Mais comme chaque chose à une fin, demain lundi, les Pâques seront closes. Alors que prend naissance depuis quelques semaines, dans le bas de Ménilmontant, ce que je nomme le carré magique, à l’intérieur d’un quadrilatère allant du boulevard de Belleville à la rue des Couronnes, de la rue Julien Lacroix à la rue de Ménilmontant, situé dans autre carré plus petit, sorte d’îlot cimenté en bordure de la rue des Maronites, et là, en son cœur, comme une blessure terrible, longue à guérir, pansée et bandée d’un linceul de ciment blanc, la rue du Pressoir décapitée il y a plus de quarante ans mais encore habitée,oui habitée si j’ose dire cela ainsi !
Car la rue du Pressoir existe, elle est toujours là, bien sûr. Elle n’a plus d’âme. De la fleur d’origine et de ses graines vivantes qui pouvaient lui donner vie durant trois siècles, et perpétuer des générations, et nous donner à tirer des enseignements de la variété et des richesses d’autrefois. Elle est là, aujourd’hui la rue, telle un cimetière, où est inhumé tout le passé. La vraie rue du Pressoir est morte !Guy Darol est né rue du Pressoir. Il se rappelle encore, il veut se rappeler, surtout il ne veut pas oublier ; surtout pas, au contraire il veut « revivre » la rue du Pressoir, retrouver son enfance passée ici, l’offrir à ceux qui ne l’on pas connu et surtout à ceux qui y ont vécu presque toute leur vie, et qui, obligés de fuir, ne sont jamais revenus, n’ont jamais pu refaire le voyage, enlevés à leur pays et déracinés à jamais.
La rue du Pressoir, aujourd’hui, est notre carré magique. De bouches à oreilles le cercle d’amis, pardon, le carré s’agrandit, les amies se parlent et reviennent voir, retrouvent leurs traces, se l’imaginent, recréent leurs appartements, là la cuisine, le petit salon, la chambre, l’alcôve, comme avant, lorsqu’ils jouaient ensemble à la poupée, aux billes, au gendarme et au voleur ; oui au voleur… et aux échecs. Ils n’oublieront jamais.
Josette Farigoul a été pour Guy, UNE APPARITION. Aujourd’hui, dans son appartement de l’Eure, près de Rouen, elle dessine dans sa mémoire les plans qu’elle envoie par mail à son voisin de petite enfance, pour comprendre et nous faire comprendre comment c’était avant, dans les années 1950 quand elle était petite, elle qui se souvient si bien de sa jeunesse au 23 et 25 de « sa » rue, avec ses sœurs et ses parents, ses amies, sa maîtresse d’école, son mari, connu au café et qui pour la première fois monta l’escalier, à son bras, pour être présenté à ses parents. Bienvenu Merino
07:21 Publié dans RETOUR AU PAYS | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue du pressoir, paris, belleville, ménilmontant, josette farigoul, bienvenu merino |
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04 avril 2008
HISTOIRE D'UN PRENOM
07:14 Publié dans LE COIN DU SOUVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : josette farigoul, rue du pressoir, belleville, ménilmontant, paris |
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03 avril 2008
JACQUES HILLAIRET
Ce que nous savons des origines de la rue du Pressoir, nous le devons à Jacques Hillairet, historien du Vieux Paris qui publia, en 1951, une histoire en trois volumes dont la spécificité fut de dater les rues, en précisant des toponymies, en révélant un peu de miel évanoui qu'avec Josette Farigoul et Bienvenu Merino nous tâchons de revivifier.
Il faut aller à la page 347 du troisième tome (dans l'édition de 1951) pour arriver jusqu'à la rue du Pressoir. On y entre au chapitre De la Barrière de Ménilmontant à la Porte de Ménilmontant. Un parcours qui emprunte la rue de Ménilmontant (à partir du n°1) en suivant la Salle Graffard, le bal des Grands Pavillons, celui des Barreaux Verts. Nous arrivons rue Julien-Lacroix (soit une partie de l'ancien Chemin des Couronnes, indiqué en 1730) et passons devant le bal de l'Elysée-Ménilmontant. Voici la rue des Maronites (ex-rue de Constantine jusqu'en 1867) qui "reçoit la rue du Pressoir, ouverte en 1837".
Bals, guinguettes attirant les promeneurs du dimanche, gargotes où le vin coule à flot, vignes, sentiers à travers champs composent un univers dédié à Bacchus à la fin du 19ème siècle. Ce dont témoignent avec beaucoup de transparence les noms des rues du Pressoir ou des Panoyaux. Guy Darol
Jacques Hillairet
Evocation du Vieux Paris
Illustrations de Boisvert
Les Editions de Minuit, 1951
Sous le titre Connaissance du Vieux Paris, Jacques Hillairet a proposé dès 1956 une édition abrégée de son panorama en trois volumes. Connaissance du Vieux Paris est un ouvrage régulièrement réédité. De même que l'on trouvera, aux Editions de Minuit, de Jacques Hillairet, son Dictionnaire historique des rues de Paris, régulièrement mis à jour.
Jacques Hillairet
Connaissance du Vieux Paris
Editions Payot & Rivages, 1993
07:19 Publié dans EN LISANT EN CHANTANT | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : jacques hillairet, évocation du vieux paris, rue du pressoir, belleville, ménilmontant, paris, 1951 |
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02 avril 2008
L'ESCALIER DU PARADIS
Chaque jour, Josette Farigoul anime ce très vieux film dont les bobines ne tournaient plus. Ses souvenirs, ceux de ses soeurs, précisent le contour des images floues. Et le mouvement opère.
Je croyais voir (l'entrecroisement des sensations), depuis les fenêtres du 4ème étage, une cour pavée, flanquée de bâtiments artisanaux. Peut-être même y avait-il quelques cabanes, identiques à celle que Willy Ronis fixa sur la pellicule, rue des Cascades. J'entendais monter de cette cour des pépiements d'oiseaux, des caquètements plutôt. J'y voyais des lapins, serrés dans leurs clapiers. Tout cela n'exista que dans mon imagination, l'imagination d'un enfant qui passait ses vacances, chaque été, dans la ferme bretonne de ses grands-parents au milieu des veaux, des vaches, des cochons. Aussi des poules. Rue du Pressoir ne traversait pas un hameau. Je le crus longtemps. Sans doute s'agit-il là de souvenirs anténataux. Qui sait ?
Josette mène l'enquête avec une grande opiniâtreté. Savez-vous qu'elle est parvenue à faire bouger l'enfant de cinq ans au débouché de la cage d'escalier ?
07:14 Publié dans LE COIN DU SOUVENIR | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : rue du pressoir, impasse du pressoir, belleville, ménilmontant, paris, année 1950 |
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