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J'ai un souvenir d'enfance très précis du film Le ballon rouge que j'avais vu dans un petit studio d'art et d'essai de la rue Saint-Dominique. Il était diffusé en première partie du "grand film", juste avant les actualités. Par contre, je ne me souviens plus du titre du film qui nous avait attiré. Comme quoi, ce court métrage est resté plus ancré dans ma mémoire que le "grand film". J'aimerais quand même associer un titre à ce court. Auriez vous une piste ? Gérard LavaletteAidons le sublime Gérard Lavalette, photographe-arpenteur d'immense talent, à retrouver ce film. Et n'oublions jamais d'aller consulter son site parisien et donc flâneur.
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LA BELLE VIE/GERARD LAVALETTE/MISS TIC
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LE BALLON ROUGE D'ALBERT LAMORISSE EN DVD
Le Ballon Rouge (Palme d'Or à Cannes 1956), le chef d'oeuvre d'Albert Lamorisse vient de sortir en DVD, couplé avec Crin Blanc (autre masterpiece, Prix Jean Vigo 1953). Les deux films ont été restaurés numériquement en haute définition. En bonus, Portrait d'Alain Emery, L'enfant qui ne savait pas sourire (un film d'Arnaud Dommerc - 44 minutes) et Mon père était un ballon rouge (un film de Chloé Scialom - 52 minutes). A l'intérieur de la pochette, on trouve l'affiche des films, des images à colorier et des planches d'autocollants. Une grande, une heureuse surprise !
Le portrait d'Albert Lamorisse par Chloé Scialom est plus que touchant. Le cinéaste disparu accidentellement en plein tournage est raconté par son fils, Pascal, le petit garçon au ballon rouge. Devenu grandet, Pascal Lamorisse, accompagné de sa fille, retrace le parcours d'un homme qui a dédié sa vie à l'enfance définitive.
Parfois nous revenons sur les lieux où fut tourné Le Ballon Rouge. Quelques endroits n'ont pas changé mais les environs de la rue Piat coïncident avec le décor moderne.
En revoyant ce film, je constate l'étendue de mon ignorance. J'avais six ans lorsque j'ai quitté la rue du Pressoir, un âge où il est impossible de mémoriser des noms de rues, de passages. Il manque un superbonus à cette réédition. Une lecture commentée des lieux parcourus par le petit Pascal. Car les perpendiculaires de la rue de Ménilmontant arpentée par le bus 96 sont aujourd'hui méconnaissables. Qui saurait dire le nom de ces passages étroits où courent les mominards du film ? Josette Farigoul saurait ou peut-être vous, visiteur instruit d'une époque engloutie ?
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LA RUE DU PRESSOIR EST TOUJOURS HABITEE / CLARIKA TEMOIGNE

Après avoir consulté le blog de la Rue du Pressoir, le coruscant chanteur André Borbé me fit savoir qu'il avait de très bons amis qui habitaient le coin de nos souvenirs. Il a demandé à Clarika de raconter. Elle nous parle de notre vieille rue avec une sentimentalité qui témoigne que la vie y demeure affable. Les boules de fonte n'ont pas anéanti le coeur palpitant de l'enclave parisienne. On remercie Clarika (chapeau bas !) tout en espérant d'autres évocations. Résidents d'hier et d'aujourd'hui, n'hésitez pas à maintenir le lien. Vos billets seront toujours les bienvenus.
La rue du Pressoir vue de la rue des Maronites
"Aujourd'hui, la rue du Pressoir c'est quelques barres d'immeubles qui, au visiteur ahuri ou nostalgique, apparaîtront comme un concentré d'inhumanité, symbole d’une société moderne désincarnée et terrifiante.
Pour celui qui a connu, sans doute, les riches heures des petites rues tortueuses et animées du quartier, j'imagine que le retour à cette réalité bétonnée et peu familière doit sembler une bien piètre fatalité.
Eh bien voilà, j'habite rue du Pressoir, enfin disons que c'est par cette rue que les amis qui viennent nous visiter (moi et ma famille ...) arrivent, car les grilles et clotûres édifiées de toutes parts pour protéger le quidam, empêchent un accès, somme toute logique, par la rue perpendiculaire , la rue des Maronites, par laquelle, moi-même détentrice d’un Pass (quel privilège ...!), je peux naturellement entrer... Bref, vous comprendrez que mon immeuble fait l’angle de ces deux rues (cette ultime précision afin d’être la plus pointue possible sur mon contexte vital !) .
Ainsi donc, c’est après avoir pianoté sur un interphone où des listes de noms interminables défilent, puis, obtenu une réponse de l’hôte consentant, que le visiteur obtient enfin le sésame et le droit de s’ introduire dans la forteresse... antre clos et arboré, appelé la cité par mes filles ("On va jouer à la cité ... ").
J'habite ce genre d' immeuble où il vaut mieux , justement.... habiter (le pire est de lui faire face !).
Eh bien, lorsqu’on a intégré ces quelques désagréables donnes architecturales et logistiques, lorsque l’on vit là, on se dit que ... c'est tout sauf la jungle. Bon, bien sûr, habitant un dernier étage, j'ai la chance de dominer Paris (dois je l' avouer ?) et de pouvoir contempler les toits, le ciel, l'infini, et aussi d’ avoir des pelouses et des arbres en fleurs au-dessous de chez moi.
Certes, je me demande encore comment on peut imaginer un ensemble "architectural" en soi si moche, dans un entourage si typiquement panamien.
Plus qu’une faute de goût, j’en conviens !
Mais voilà, comme bien d’autres, Je vis dans mon quartier, entre la rue des Maronites, la rue Etienne Dolet, du Liban, le boulevard de Belleville, de Ménilmontant... Mes filles sont à l'école du quartier, je traverse quotidiennement la place Maurice Chevallier, le bar à Chichas et sa terrasse ( mmm ! les odeurs de narguilé qui flottent au vent !), la boulangerie où on achète le goûter des petits, le bar La Pétanque où se retrouvent, après avoir déposé leur progéniture, les mères encore en pyjama sous le blouson en cuir, les yeux cernés ... parce que "...pas assez dormi ...!"
Mais un petit noir, ça vous colle la pêche !
Les deux commerces survivants de la rue des Maronites (sans compter le petit bar sympathique qui fait l’angle avec la rue du Liban, et l’association culturelle berbère qui s’occupent des petits après l’école), la pharmacie et la librairie, sont le tissu social du quartier ... Les mamies s’attardent et papotent sans fin derrière le comptoir de la pharmacie. Les mômes courent acheter des bonbons dès la sortie de l'école chez le libraire, un vrai gentleman , gentil et patient, qui sait rester zen en toutes circonstances.
Aux beaux jours, les gosses traînent partout, en vélo, crient.
Si la paranoïa aigüe des propriétaires des "Résidences" a fait s'ériger d'affreuses grilles qui quadrillent, sectorisent, enferment (pour protéger quoi on se le demande...), il reste heureusement des bonnes âmes pour ouvrir aux gosses qui veulent rentrer ou laisser passer les "gens", ceux qui n' habitent pas là, et qui effraient des "résidents" craintifs (et pathétiques parfois).
Voilà, la poésie n’est pas toujours où on l’attend, et, certes, ne faisons pas d’angélisme mais , oui... la vie palpite aussi sous la grisaille du bitume, Clarika"
CLARIKA/"Bien mérité"
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RUE DU PRESSOIR/LE RETOUR
En avril dernier, Josette Farigoul et Bienvenu Merino s'étaient donnés rendez-vous dans un bistroquet de la rue de Ménilmontant. L'objectif : arpenter une rue du Pressoir dans laquelle Josette n'avait pas remis les pieds depuis 1968. Changement radical de paysage. Tout a été dit ici. Louis Chevalier, l'historien du vieux Paris, Guy Debord ont tracé les grandes lignes du désastre dans leurs ouvrages sérieux.
Voici des photographies du temps présent, un temps qui un jour sera périmé. Et peut-être que ces clichés d'immeubles à tous les autres pareils deviendront des raretés.
La rue du Pressoir aujourd'hui, une rue recomposée à la fin des années 1960. Quarante ans se sont écoulés. On se consolera toujours en se disant que ces façades ont un côté vieillot susceptible d'arracher aux plus sentimentaux d'entre nous quelques larmes mélancoliques.
La courbe de la rue du Pressoir -
L'ANCIENNE VOIE FERREE
Photographie Bienvenu Merino/2008L'ancienne voie ferrée à 200 mètres de la rue Julien Lacroix, en montant la rue de Ménilmontant. C’est là, je suppose, que Guy aimait regarder voir passer les trains. Si on se penche un peu à travers les grilles, derrière l’immeuble de béton, on peut voir tout là-bas, à gauche, le 23-25, rue du Pressoir. Et à droite à coté du HLM, l’endroit où vivait Georges Perec, rue Vilin. Quelle horreur de revoir cette rue, où près de la colline pareille à des seins de femmes les mômes venaient se désaltérer aux tétons de Marguerite, la belle, qui le soir se promenait sur le trottoir du boulevard de Belleville pour distribuer ses petits billets aux nécessiteux du quartier. Bienvenu Merino
Georges Perec dans la rue Vilin

